Pau cup l'analyse: Maestro Olharan
La deuxième demi-finale des Slams de la Cesta-Punta Pau-Cup s’annonçait à haut risques pour le Palois Jean Olharan associé à l’espagnol de Mutriku Mikel Mancisidor. Les statistiques plaidaient plutôt pour leurs adversaires les frères Johan et Gorka Sorozabal tous deux meilleurs de la Summer-League à leur poste respectif, et vainqueurs du Gant d’Or de Biarritz 2025, Johan vainqueur des Internationaux de Saint Jean de Luz et Gorka finaliste avec Olharan la semaine dernière. Avec la Cesta-punta Pau-Cup, le triplé en summer-League se trouvait dans le viseur de l’avant, le doublé pour l’arrière ; seule ombre au tableau cependant, ensemble ils n’ont pas souvent réussi à s’imposer au jaï-alaï de Pau. Les intentions s’affichaient d’entrée de part et d’autre ; la puissance et la vitesse des Biarrots leur permettaient de marquer les premiers mais la résistance se montrait intraitable par des défenses parfaites ; Jean Olharan à l’exemple, réactif, rapide, anticipant à merveille pouvait compter sur son jeune partenaire dynamique, toujours placé, captant bien les pelotes appuyées ; Mancisidor se portera plusieurs fois au soutien sur des lâchers ou des pelotes courtes. Le ton de l’épreuve ravissait le public ravi du spectacle produit. Johan et Gorka, à vouloir prendre la main trop tôt fautaient à l’attaque en deux murs ; la main revenant à Olharan, celui-ci réussira les buts parfaits, hors de portée de son vis-à-vis et poussant l’arrière à des gestuelles acrobatiques au mur du fond. Pas possible ainsi pour les Soro de s’appuyer sur des pelotes interceptées.
Olharan euphorique, Manci vieux briscard
On savait la capacité d’Olharan à hausser le rythme, à se surpasser, prendre le jeu à son compte, aller chercher les pelotes, claquer le deux-murs ou jouer de l’érébot pour tromper ses adversaires. On attendait sa réaction depuis plusieurs mois, on l’aura appréciée à sa juste valeur. Mancisidor au diapason, l’affaire prenait bonne tournure. Tour à tour, les deux formations réussiront des séries de points pour reprendre l’avantage en première manche ; +5 (pour les blancs), +6 (rouges), + 4 (blancs) jusqu’à la neutralisation à 9 et 10. Olharan réussira trois attaques hors normes pour un 13-11 très encourageant. Les Soro bombardaient Mancisidor mis à la faute mais Gorka cèdera le point libérateur de la manche 15-13 pour les blancs. Une manche acquise, déjà une bonne affaire, d’autant que les adversaires n’aiment pas jouer en challengers. Cette déception sera marquée en début de seconde par un 5-0 plombant encore plus le scénario de retour envisagé. 8-5 puis 12-6 avec un Olharan euphorique et un Mancisidor à 25 ans digne des briscards. 14-9, le public poussait toujours derrière les blancs ; les attaques en deux murs des avants fleurissaient, contres, reprises et re-contres ravissaient. Les blancs lâchaient un peu et on arrivait à 14-13 inquiétant et rien d’acquis. Il fallait aux Soro prendre des risques et leur dernière attaque sortait des limites libérant les vainqueurs blancs, à nouveau à 15-13. La finale du 5 septembre opposera donc Olharan et Mancisidor à Erkiaga et Lékérika, un nouveau sommet en perspective.
Raymond CAZADÉBAT
Les résultats
Finale quiniela espoirs : 1er Bonin et Harinordoqui 21 pts, 2e Ducasse et K Garat 16 pts, 3e Loubère et Caparrus 15 pts, 4e G Garat et Paga 9 pts.
Deuxième demi-finale SLAM : Jean Olharan et Mikel Mancisidor battent Johan Sorozabal et Gorka Sorozabal 2 à 0 (15-13, 15-13).
Le programme de la finale du Vendredi 5 septembre
à 20 h, Revanche finale féminine nationale A : Biarritz AC (Oilhana Sorozabal et Xana Gonzalez) contre Section Paloise (Marie Laugié et Romane Mercadié).
à 21 h, Finale SLAM : Aritz Erkiaga et Unaï Lekerika contre Jean Olharan et Mikel Mancisidor.
(*) Meste a case, maître à la maison