Hossegor, d'une finale à l'autre
Ca passe pour les séniors, ca casse pour les moins de 19 ans, c’est un résultat qui ne vous aurait rien rapporté sur une grille de pronostic, tant c’était celui attendu même si sur la finale des séniors les repaires manquaient quelque peu. Les deux formations ne s’étaient pas croisées sur la saison régulière et puis Hossegor jouait chez elle.
Les jeunes retrouvaient donc Biarritz et on ne jurerait pas que dans les têtes trottaient encore le souvenir de la déculottée datant de l’ouverture du championnat. Les sectionnistes avaient perdu 15-40…Ils ont fait mieux à Hossegor (22-40) mais ce fut sur le tard de la partie quand les biarrots ne risquaient plus rien, pas même une remontada. Et ça ne leur a pas rendu le sourire pour autant à nos trois garçons, et c’est dommage qu’il n’aient pas profité de ce moment privilégié, quand on pratique un sport, qu’est celui d’arriver jusqu’à la finale ! Il n’y a plus que deux prétendants à ce stade de la compétition, c’est une lapalissade, et c’est déjà un premier aboutissement qui permet de savourer le moment. Savourer n’empêche nullement de se concentrer, et encore moins de mordre dans cette partie pas comme les autres...Et si mordre ne suffit pas alors il reste, la révolte, c’est à dire la volonté d’entrer en résistance en jouant juste, à bond, en patientant donc ne pas tenter l’impossible…
Nos trois garçons méritent un grand coup de chapeau pour leur parcours et leur seconde place sur le podium, le coup de chapeau sera un peu moins grand à l’heure de souligner, photos à l’appui, que du début à la fin ils ont semblé porté sur leurs épaules un chappe de plomb et un air triste, vraiment triste. Une pointe de plaisir, un soupçon de « grinta », une dose de communication, ce sont des ingrédients qui ne demandent pas un travail colossal et ce sont aussi des éléments apparteant à la panoplie du ...champion.
Les seniors comme des... grands
Nos séniors en finale du challenge national les affichaient ces ingrédients qui vous libèrent mais bon, ils ont de la bouteille eux et ils les connaissent les recettes de la réussite. Jusqu’à faire « noircir » la pelote quand la luminosité du jour tombe et qu’elle devient délicate à voir sur le mur comme sur son retour… C’était amusant de voir les dirigeants de l’ASH, stabylo de couleur à la main, assombrir la pelote, amusant et peu courant que l’on sache… C’est là une démarche qui témoigne d’une parfait lucidité et puis si elle peut énerver un tant soit peu l’adversaire, ce n’est pas plus mal…
Ce n’est tout de même pas çet épisode qui a fait gagner la Section. Non en tête de bout en bout, parfois avec une marge, parfois un peu moins de confort, ils sont restés maîtres de la cancha sur laquelle Itoïz a fait du Itoïz, c’est à dire de la régularité, du sérieux du très peu de fautes. Quant aux deux premiers gants, De Ferron et Bourassé ils ont le plus souvent bien terminé les attaques au cinquième coup. La performance de l’équipe d’Hossegor ayant donné tout ce qu’elle pouvait pour satisfaire son public, réhausse de de surcroît, celle des palois. On dit bien qu’il faut toujours être deux pour produire un bon spectacle !
Gérard Bouscarel et Raymond Cazadebat à Hosssegor
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