Mai nue à Pau samedi 18, Mariluz les mains en or

C’est un sacré défi qui est proposé à Julen Mariluz le 18 avril dans le trinquet du complexe habillé des couleurs de ses 20 ans et abritant un France-Euzkadi qui pour être de main nue n’en n’est pas moins plein de perspectives et d’ambitions.
On a vu dans un article précédent celles de Luis Sanchez et il n’en fait pas mystère, opéré des deux épaules et absent des canchas près de neuf mois il travaille désormais pour redevenir le même que celui qui disputait l’or à Ducassou, en 2022, dans ce même trinquet « Berria » où son épaule alluma les premiers clignotants de la douleur, et où trois ans plus tard elle passa de l’orange au rouge, des canchas aux salles d’opération. Le navarrais n’entend pas perdre davantage de temps.
Valeur montante
Julen Mariluz, l’enfant de Sarre, n’en n’est pas encore à rêver aussi haut. De l’or il en a déjà plein les mains, c’est celui du mondial des moins de 23 ans remporté en Argentine en 2025. La performance lui vaut, six mois plus tard, en juillet, de rejoindre les rangs de l’élite pro et elle l’invite bien évidemment à vouloir aller plus vite que le temps…
Ce qui met l’eau à la bouche de Serge Maïté, l’un des haut gradés d’Esku Pilota, l’association chargée de la gestion et de la promotion de la discipline. C’est que voir revenir un Luis Sanchez au même niveau qu’avant l’opération double et puis voir poindre à l’horizon un Julen Mariluz dont il loue la main gauche aussi fermement qu’il croit en son gros potentiel, ça offre deux beaux outils promotionnels assurément, en même temps que ça ouvre une fenêtre sur l’avenir…
Révélation à Hasparren contre...Sanchez !
C’est que Maïté et les autres experts de ce jeu si vieux qu’on ne connaît plus exactement son âge réel, ce jeu si viscéralement ancré au cœur d’un Pays Basque qui ne donne rien sans que l’on souffre, ne redoutent pas un seul instant que le jeune intronisé ne se fasse dévorer par les barons installés. Finaliste du master du « Berria » contre Sanchez, il perd certes le gamin mais on peut perdre et se révéler et c’est ce qu’il fait. Il confirme ensuite au master de Bayonne et puis encore à St Palais où son arrière n’est autre que Baptiste Ducassou, l’homme de toutes les exigences sur une cancha, à commencer par celles qu’il s’impose.
Lui le champion de France chez les amateurs, n’a pas encore de statut chez les grands, alors il démarre le championnat de tête à tête au plus bas et doit franchir quatre tours pour venir buter en demi finale, dans la même dizaine, contre Pierre Etcheverry.
Il retrouve Luis Sanchez pour le deux contre deux qui démarre quinze jours plus tard, le clin d’oeil est sympa puisque c’est aussi avec Luis Sanchez qu’il a enfilé son premier maillot floqué « Elite pro ». Le rebond n’est pas le bon rebond, les trois équipes sont à égalités à une victoire chacune, c’est le point avérage qui envoie les deux hommes à la dernière place.
Champion confirmé face à champion en devenir
Pau hérite donc de sa présence et c’est tout de même celle d’un champion du monde qui associé à Eliande Orhategaray, le champion de France amateur de 2024 sous les couleurs de son club de St Etienne de Baïgorry devra défier la paire basque et l’on sait qu’entre ces gens là, c’est très souvent une question de suprématie et si ça ne l’est pas alors reste le prestige et accroché un succès contre Luis Sanchez reste du plus bel effet sur une carte de visite.
Or, si celle de Julen Mariluz commence certes à être bien garnie, pour ce fils et petit fils de joueurs de main nue, l’or des moins de 23 ans demande désormais confirmation et Serge Maïté y croit dur comme fer à l’éclosion du jeune homme au plus haut niveau.
Un grand champion face à un champion en devenir voilà bien une affiche qui va convaincre en Béarn un public que la main nue a toujours déplacé en nombre…
G. Bouscarel
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