Quand le champion invite son dauphin!
Ce n’est jamais agréable de perdre une finale, la seule partie qui n’offre plus d’occasions de se projeter sur la suivante pour oublier… sinon à prendre rendez-vous pour la prochaine mais là c’est une autre paire de manches et beaucoup d’eau pour couler sous le pont…
Mais à Boé samedi, opn l’a déjà dit à chaud, il n’y eut pas de scène qui font mal au cœur pour les perdants en grande souffrance, de commentaires pour regretter de ne pas avoir saisi les occasions, non la loi du plus fort s’étant appliqué les deux palois battus l’ont accepté, non pas avec un sourire béat on s’en doute mais suffisamment de lucidité pour l’analyser sainement.
Hommage partagé
La seule inconnue en fait que rien ne résoudra jamais c’est ce départ catastrophique avec ce 0-5 qui les obligea à enfiler tout de suite le bleu de chauffe pour ne pas céder d’emblée ! Ce qu’ils ne firent pas, au contraire leur panache et leur fierté leur valut flot de louanges de tout le mur à gauche de Boé… Leur réplique aux beaux champions Béglais valut même un hommage partagé par tous, cette finale fut une belle finale, comme il y a quelques temps que l’on n’en avait vu, c’est la forte délégation fédérale conduite par René Hardoy qui en témoignait, on peut donc lui faire confiance…
Pas la journée des « vert et blanc »
Donc cette journée ne fut pas celle des béarnais, ni celle des » vert et blanc » puisque la finale de Nationale B passa sous le nez des joueurs de Sauveterre les frères Fabien et Sébastien Couillet, dans un scénario complètement à l’envers de la suivante. Les frangins menaient de huit points quand on ne sait trop pourquoi, ils perdirent le fil de leur nerfs surtout, puisque donnant le sentiment aux spectateurs de ne plus partager grand chose sur la cancha et encore moins lors des « tiempo »… St Pierre du Mont et sa cohorte de suiveurs la plus nombreuse de toutes s’en donnèrent à cœur joie et longtemps encore, ilsq assuraient toujours la recette de la buvette quand le podium de la grand finale était installé…
A Pau dimanche à 14h
Ce n’est toutefois pas pour oublier ses malheurs que Nicolas Echeverria s’est offert, de nouveau, un week-end qu’on ne sait plus trop qualifier tant il paraît d’une simplicité enfantine à ce marathonien des canchas. Il alla donc de Boé à Pau récupérer avant dès 14 heures dimanche retrouver le trinquet du complexe palois. Là, avec son Romain Escudéro il était invité à étrenner son titre de champion du Béarn à l’occasion de la première journée du championnat de France. On leur proposait du lourd avec une confrontation palo-paloise face à Laberdesque-Mendivé, mais ça n’effrayait pas le moins du monde le duo d’outsiders qui, faisant une course de traînard, comme disent les cyclistes, se pointèrent dans le sprint final final pour coiffer leur rival que l’on imagine fort marri …
Et à Souraïde dimanche à 18h30 !
Et pour le dessert ? Escudero-Echeverria s’offraient un petit voyage jusqu’à Souraïde localité qui n’est tout de même pas la porte à côté puisque depuis Pau il en coûte tout de même de parcourir 125 kilomètres. A 18h 30 ils défiaient sur leur cancha les solides basques qui n’avaient cédé qu’en quart de finale face aux futurs champions du Pays Basque ! Ils n’ont pas gagné mais n’en furent pas très loin puisque battus au finish 36-40 ! C’était enfin fini du week-end pelote, rassurez-vous…
Le champion invite son dauphin !
C’est la finalité qui est mignonne, si Nicolas Echeverria s’est imposé ces travaux d’Hercule c’est que le week-end à venir, il a, avec Benoît Bordenave, son partenaire en mur à gauche, pris un engagement, celui d’honorer l’invitation faite par leurs « bourreaux » de Boé, Nicol et Gonzales de venir participer au tournoi de Villenave d’Ornon dont ils sont les organisateurs. D’où cette partie de championnat avancée à Souraïde…
Et ne croyez pas que les champions et leur dauphins vont disputer une partie revanche, un défi, « non c’est plutôt un week end de fête » souriait Benoît Bordenave, avec un clin d’oeil qui voulait dire que fête c’était plutôt festif… La pelote n’a pas que des qualités loin s’en faut mais quand elle agit de la sorte on ne peut que l’en féliciter, et surtout s’en féliciter.
Sur nos photos de gauche à droite:
*Trois dirigeants palois qui aiment toutes les pelotes, Raymond Cazadebat, Gérard Pierrou, et Stéphane Dussarps, aux premières loges à Boé.
*Le président du C A Bègles pelote, Mr Guillenteguy avec Timothé Sender le joueur qui fut champion de France avec Olivier Laberdesque en 2023!
*Il y avait à Boé une forte délégation de la Fédération, ici René Hardoy en compagnie du président Pierrou.
*Les premier mots de réconfort et de soutien sont toujours ceux de la maman, Madame Echeverria avec Nicolas.
*Première analyse entre spécialistes, les joueurs palois et Raymond Cazadebat.
*Les frères Couillet de Sauveterre, pas plus heureux que les palois en Nationale B.
*Quelques actions de la partie, avec ici Bordenave qui vient décoller du mur une pelote compliquée
*Toute l'énergei de Nico Echeverria qui finira même par emporter aussi le juge dans son élan.
*Nico Echeverria est venu loin derrière pour soulager son arrière.
*Le revers à demain l'un des atouts de l'avant palois qui a bien essayé misi comme il le confiait," ils ont envoyé quelque chose"....
Reportage de Gérard Bouscarel et de Raymond Cazadebat à Boé
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