Gavillet et Chatelier sont en mission

Prostré sur le banc de ce petit vestiaire de Plazza Berri, la tête dans les chaussures ou mieux nulle part, Nicolas Hourmat semble porter sur ses épaules toute la misère de cettre maudite pelote, non loin dans une pièce semblable, Lucas Hourçourigaray, au contraire, enrage à haute voix et en terme choisi, contre cette dernière action où il ne comprend toujours pas que la juge de ligne ne lui ait pas accordé un « berritz ». Le double tenant du titre national vient d’abandonner sa couronne sur cette cancha qui décidément lui refuse beaucoup de choses, puisqu’elle lui avait déjà refusé le titre mondial en 2022. Et l’amertume est de rigueur puisque la défaite est la plus terrible qui soit 14-15 et 14-15, il ne peut pas y avoir plus faible écart, plus petite marge, il ne peut pas y avoir plus grand regret par contre, puisque c’est comme ci on avait jeté une pièce en l’air et qu’elle soit retombée du mauvais côté. On force le trait naturellement puisque ce sont les hommes et leur instrument qui ont décidé du sort de la rencontre pas l’inverse.
Deux duos dans un mouchoir
Et ces hommes, les quatre réunis, il se tenaient dans un mouchoir de poche, à très haut niveau empressons nous de le dire. C’est ainsi que la première manche a démarré par 6 égalités à 4,5,6, 8, 9, et 10, sans doute pour mieux planter le décor et nous annoncer que le dénouement de la partie se ferait sur fond de dramaturgie. Les toulousains firent le premier break donc à 13-10 mais qsur le plus long et beau point de la manche, Necol fauta et nos palois sautèrent sur leur proie, installant un chassé croisé irrespirable jusqu’à ce que Lucas Hourçou bouge Brefel sur un triple échange et obtienne un 14-14 qui nous confirmait qu’il n’y avait pas l’épaisseur d’une feuille de papier à cigarette entre ces deux duos. C’est Nico Hourmat un peu court qui perdit la manche, nous rappelant que faute d’un point Martin avait perdu son âne, le landais ne le méritait pas mais pour avoir mis Pau dans la poursuite Toulouse n’avait pas volé son gain.
C’est à 14-11 que ...
Comme la Section n’aurait pas volé le sien si elle avait égalisé et c’est vrai que les 10 points d’une belle auraient été une meilleur sentence que ce nouveau « thriller » nous menant à un nouveau 14-14 avec bien moins d’égalité puisque c’est Pau qui démarra tête baissée et nez dans le guidon et c’est Toulouse qui mesura la difficulté de faire de la poursuite. 8-5, 12-8 pour la première fois il y eut quatre points d’écart entre les duos et encore 14-11. La Section jouait en avançant, elle frappait fort, mais, et c’est le seul reproche qu’on osera lui adresser, comment n’a-t-elle pas touché les intérêts de ce placement qui, au prix de chaque point, était un trésor… En guise de quoi Necol et Brefel se nourrirent d’un point gagnant et de trois fautes paloises pour se faufiler en finale, on dit bien se faufiler…
Gavillet -Chatelier haut la main
De son long séjour sur l’île de la Réunion et deces années pelote sous les couleurs du « Chaudron » le club phare de St Denis, Benoîtr Chatelier n’a pas seulement conservé d’excellentes relations humaines avec ses adversaires de ce 1er mai qui étaient ses partenaires il n’y a pas des siècles. Il a suffisamment par exemple fait équipe avec Dalleau, pour en avoir gardé le parfait profil de ses points forts et des moins forts aussi . « Oui je le connaissais parfaitement puisqu’on a joué trois saisons ensemble souriait-il avec réserve à l’issue de cette première demi-finale élite de la journée biarrote, demi-finale plus que parfaitement maîtrisée, comme si Ion Gavillet et lui avaient laissé à Lalaubère, la semaine dernière tout ce qu’il y avait de mauvais dans leurs paletas.
Un duo retrouvé à son niveau
Ce 1er mai, dans un Palzza Berri, toujours aussi cosy et vintage et puis, pas mal garni, c’est le visage de ce duo toujours invaincu cette année que l’on a retrouvé et qui n’a pas longtemps permis au « Chaudron » de s’allumer , encore moins de s’embraser. L’affaire fut réglée en deux manches sans la moindre frayeur, sans la moindre émotion. « Quand on est comme ça et tactiquement et techniquement c’est quand même beaucoup mieux » ajoutait l’avant palois qui prit très vite la direction des opérations avec d’autant plus d’assurance qu’il bénéficiait d’un rempart derrière, Benoît Chatelier doant la première faute intervint au 19ème point de la manche, la Section menant alors 12-6 dans un parfait confort.
Les palois sans concession
Le rival prit un tiempo à 3-9 et revint plus gaillard infliger un 3-0 aux palois mais ce ne fut qu’un éclair gris dans le ciel sans nuage d’une Section qui bougeait son adversaire en variant beaucoup, en étant plus précise et plus variée. On alla au terminus à 15-8 c’était de bon augure même s’il ne fallait présager de rien…
De fait menée 3-1 Pau se fâcha tout rouge et revenue à 4-4 décolla aussi vite qu’un A320 d’Airbus pour voler en haute altitude 11-4 ! Une tornade s’était abattue sur Mangaman et Dalleau, tornade sportive s’entend. Tout allait plus vite, plus fort, tout était mieux fait. Autant dire que la finale était en vue qu’ elle fut rallier en eau très calme à 15-6, un score situant bien la différence existant ce vendredi entre les deux formations… Il ne restait plus au tandem Gavillet-Chatelier, crédité d’une partie de grande qualité qu’à attendre pour connaître le nom de son adversaire en finale... On saura plus tard que ce serait les Toulousains du Stade et que le challenge n’est pas simple à relever même si les haut garonnais ont beaucoup plus transpiré et peiné sur la cancha.
Nationale « B » : catastrophique Section !
« Catastrophique », Quentin Mariaud n’a pas eu besoin de beaucoup de mots ni d’une analyse approfondie de la demi finale ouvrant la journée biarrote, puisqu’elle ne fut jamais une demi-finale ! Côté palois au moins où, si l’on a battu un record c’est celui des fautes directes commises…
Tenez, sur les trois points scorés en première manche, il y eut un but faux de l’arrière cubain Chapi don le revers fouetté reste une merveille du genre. Tenez encore, la toute première fois où les quatre joueurs furent impliqués dans une échange de coups (de paleta bien sûr) ce fuit à 9-1 ! Sinon pour résumer ce fut bien souvent but tarbais et faux palois à venir. Le léger mieux entrevu en seconde manche se produisit à 6-10 la Section se relevant d’un 1-6 poursuivant le calvaire, mais ce fut une minuscule révolte et le duo tarbais reprit sas marche en avant pour punir la Section à 8.
Sûr qu’il n’arrivera pas physiquement entamé à Anglet tout à l’heure pour défier le Mont de Pucheux et Qunitana, quant à Perez et Mariaud, dont on a pu mesurer le désarroi, il se consolera puisque n’ayant rien à regretter tantr il fut « catastrophique » oui Quentin Mariaud c’était hélas le terme exact.
Les résultats
Demi-finales à Biarritz (Plazza Berri)
Nationale A
Section Paloise (1) (Gavillet-Chatelier) bat Le Chaudron (Dalleau- Mangaman) 15-6 ; 15-8.
Stade Toulousain (Necol-Brefel) bat Section Paloise (2) 15-14, 15-14.
Nationale B
TC Tarbes bat Section Paloise 15-3, 15-8.
Finale
Samedi 2 mai à Anglet (El Hogar)
17h Stade Toulousain contre Section Paloise
Gérard Bouscarel
Découvrez notre boutique officielle
Équipez-vous avec nos articles officiels : maillots, sweats, pantalons, sacs et plus encore, pour soutenir votre équipe avec style !














