Théo Laborde jouera la "Summer league"l

Théo Laborde et son visage encore juvénile, souvent tout sourire, loin de faire ses 27 printemps, a donc rempli le contrat que cette dernière soirée des « serie’s » lui imposait pour doubler son jeune rival basque de Markina, à savoir l’emporter en deux manches pour marquer 4 points. C’est donc lui le luzien qui termine second du classement des arrières et qui aura le bonheur de participer à la « Summer league », le lundi à St Jean de Luz, le mercredi à Biarritz et le vendredi à Pau et ce du début juillet jusqu’au début septembre !
Est-ce que l’expérience et puis peut être aussi la plus grande habitude des rencontres qui comptent, lui ont été deux atouts précieux dans cette partie qui fut souvent un défi physique ? On ne saurait jurer de rien certes mais le garçon compte tout de même un titre de champion de France élite à son actif, c’était en 2024 en compagnie de l’adorable Ion Tambourindéguy, un autre de vice champion, toujours avec Tambour en 2025, assorti d’un titre de champion du Pays Basque.
Ataïn s’est-il trompé ?
Alors, avec les experts de ce jeu venus au jaï alaï palois qui était le coeur d’une énorme soirée sportive puisque venaient s’y restaurer les cyclistes féminines du tour du Piémont, tandis que défilaient les presque 8000 spectateurs venus au Palais des Sports pour vivre la finale, on s’est posé la question de savoir si « Ataïn » n’avait pas été un peu trop présomptueux à vouloir placer le débat sur le physique. Certes il a frappé plus fort que Théo Laborde, qui le reconnaissait volontiers, mais à réclamer souvent la pelote à son avant c’est lui qui le premier a lâché prise. Non pas tant en première manche où le sauvetage du bonus (12-15) - qui le laissait encore en vie – vint attester de ce qu’il y eut « bagarre » même si Urrutia et Laborde obligèrent leurs rivaux a souvent écoper (7-11, 9-13). Et comme on ne joue pas seul à ce jeu, même si le duel des arrières polarisait l’attention, force est de reconnaître que l’avant rouge, Charles Bonin ne produisait pas sa meilleure prestation des « serie’s ».
Laborde, la force tranquille
Ce fut plus flagrant et très rapide sommes toutes lors de la seconde. Ainsi vit-on, à 1-4, le premier geste d’énervement d’Ataïn frappant le mur avec son gant, quant à l’inverse Laborde serein sans éclat mais mais sans faute aussi, remettait à bon et pouvait compter sur un Thomas Urrutia plus efficient que son vis à vis. A 8-5 au tiempo qu’on ne qualifie pas de pause fraîcheur à la pelote, la situation n’était pas désespérée pour le basque espagnol mais elle nécessitait une reprise en main sans tarder… Le premier point à leur actif, loin d’être celui du départ de la révolte fut le chant du cygne et surtout l’avant dernier de la manche. Un 6-0 sanctionna à la fois la force tranquille des uns et la force énervée et faiblissant des autres.
Théo Laborde, très beau joueur, confia à chaud, encore en sueur, que la partie avait été difficile… Sans doute était-il le mieux place pour une telle analyse, mais sans doute aussi se voulait-il aussi, gentil pour ses collègues de jeu. Là où il était direct et sans détour c’était pour dire son bonheur de terminer deuxième arrière derrière Paul Caparrus et de revenir disputer, tout l’été, la « summer league ».
G. Bouscarel
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