Barandika-Portet briseurs de rêve
C’est comme un conte de fées qui ne se terminerait pas bien parce que le grand méchant loup aurait eu le dernier mot ! Thibault Basque et Jean Olharan s’avancent tous deux sur la cancha paloise avec des idées plein la tête, sinon des rêves ! L’arrière de Bidart est toujours en piste pour réussir le carton plein, il a déjà dégainé à St Jean de Luz, et touché la cible encore à Biarritz, la Pau cup l’introniserait dans une catégorie où seuls sont inscrits Lopez et Erkiaga, c’était au tout début de la « Summe league », ils étaient presque intouchables et puis surtout les règles n’étaient pas les mêmes. Donc le joueur de la Kostakoak marquerait l’histoire…
Pas de doublé non plus
A ses côtés, du même rouge éclatant vêtu Jean Olharan. Il n’a pas des objectifs aussi élevés, mais il ne perd pas de vue la possibilité d’un doublé sur cette cancha qui est la sienne où il triompha la saison dernière, c’était avec Mancisidor, le même qui peut nourrir la même ambition désormais…
Une grosse heure plus tard, Olharan et Basque se sont faits dévorés tout cru, en deux manches. Les mêmes, très serrées (13-15, 13-15) qui les exonèrent du déshonneur mais qui se sont installées sur la cancha comme inéluctables, une évidence presque, non pas que l’on fut devins soudain, mais trop de petites et même grosses scories sautaient à l’oeil nu d’un côté quand la copie de l’autre camp, celui des « verts » aussi verts qu’ils l’étaient à la belle époque, celui de Xavier Barandika et Jérôme Portet était immaculée ou peu s’en faut.
Trois « pumpa » et un but faux, c’est cher !
On vous donne deux exemples. Nous en sommes à peine à 5-4 première manche que Thibault Basque a commis trois « pumpas », c’est quand la pelote ressort du gant à la réception. Irréel non ?
Le second beaucoup plus tard dans la partie, puisqu’en fin d’une seconde manche autant en tension que la première. Jean Olharan gagne, avec son arrière, ce qui est sans doute le plus beau point de la partie, défenses de fer, attaques contrées, contre attaques défendues, « errebot » qui renvoient au fond, bref toute la partition des jolis gestes quand les virtuoses sont au piano. Et 12-12 du coup, oui mais un coup, un seul, plus tard, le but faux de Jean Olharan fait office de gros cadeau à l’adversaire.
Ces fautes de goût et plus encore, Barandika et Portet ne les ont pas commises, ce que l’avant palois reconnaissait volontiers dans le vestiaire, « à partir du moment ou tu fais plus de fautes que l’adversaire, c’est qu’il a mieux joué que toi ».
Portet arrière XXL
On pouvait destiné le compliment à Xabier Barandika mais on sait l’arrière de Biscaye peut-être plus fort qu’avant sa fracture du coude de l’an passé ? N’a-t-il pas survolé la « summer league » au point d’en être le meilleur avant quelle qu’ait été le résultat de l’étape paloise.
Mais également destiné à Jérôme Portet qui fut le jour et la nuit avec sa dernière sortie sur la même cancha, sortie qu’il avait mis sur le dos d’un biceps douloureux l’empêchant de s’exprimer avec la droite… On l’avait cru sans trop le croire, grossière erreur, il a nous a réaffirmé qu’il avait encore mal ce soir, (vendredi) qu’il pouvait jouer mais pas s’exprimer avec sa droite (bis). On lui donne donc crédit de sa douleur qui renforce sa performance XXL, pas la meilleure de la saison de son propre avis…
Basque rattrapé par l’usure
Mais la meilleure tout de même puisque c’est celle qu’il a gagné, en ayant nettement pris la mesure de son adversaire dont on pense qu’il a payé à Pau, le prix des efforts répétés de lundi, mardi, et mercredi, mais qui, n’aurait pas payé ce manque d’un peut tout, puissance, justesse, choix parfois douteux, qui engendrèrent la perte de confiance, et même la nervosité, fait rarissime chez lui. Oui qui ?
Tant est si bien que l’on compta sur le bout des doigts la prise du score par les « rouge ». C’est vite fait, pas une seule fois en première manche où à 4-7 Olharan écopa deux fois pour enrayer le décollage, mais comme il ne faut jamais mésestimer le cœur d’un champion, le tandem revint deux fois à 11 et 12 sans aller plus loin. C’est ce même cœur du champion qui, mené 3-6 d’emblée de seconde manche, asséna un 5-0, ce fut la première série de la soirée, elle inversait le score et donnait l’impression que la dynamique était inversée…
Dans la roue mais que dans la roue
Que nenni, le 0-4 de la reprise d’après tiempo remettait tout à plat et Barandika-Pörtet toujours aussi maîtres et bien équilibrés reprenaient leur leadership, ils ne le quittaient plus même si, pareillement Olharan-Basque restaient dans leur roue, dans leur roue, jamais devant…
Voilà comment nos deux briseurs de rêve tenteront d’accrocher un second « slam » pour le basque après celui de St Jean de Luz, un premier à Pau pour le grand arrière natif de l’Ariège.
Ils se méfieront tout de même de ce que les rêves se brisent parfois, même les plus beaux !!!
Gérard Bouscare
Reportage photos Raymopnd Cazadebat
Découvrez notre boutique officielle
Équipez-vous avec nos articles officiels : maillots, sweats, pantalons, sacs et plus encore, pour soutenir votre équipe avec style !


