Pau cup, "ce soir on se sépare "
Olharan-Basque contre Barandika-Portet n’est plus seulement une demi finale de grand standing ouvrant sur la dernière occasion de se parer d’un titre, celui de la Cesta Pau Cup, Saint Jean de Luz et Biarritz ayant d’ores et déjà distribués les leur. L’une des dernières pour être très précis puisque pour deux des protagonistes, Xavier Barandika et Thibaut Basque, il restera le final four ultime de Saint Sébastien, celui qui convie, début octobre, les quatre meilleurs avants et autant d’arrières de la « jaï alaï league » pour désigner les deux meilleurs joueurs de l’année. La « jaï alaï league » on le rappelle, cumule tous les tournois ceux du pays basque espagnol, ceux de la « summer league, celui des Etats-Unis. et pour plus d’égalité retient le même nombre des meilleurs « masters » et « slam » pour chaque joueur. On pourrait débattre de cette supposé égalité. Là n’est pas notre propos.
Olharan et Portet, deux pour une place
Il y a trop de centre d’intérêts sur la cancha paloise pour qu’on s’en égare. Le premier il vous saute aux yeux, Jean Olharan et Jérôme Portet coéquipiers à la Section paloise, véritables amis dans la vie ne sont pas dans le même camp ce qui signifie que l’un des deux terminera la « Summer league » sans avoir disputer la moindre finaled’un « slam ». Ni l’un ni l’autre ne l’avouera, mais on parierait gros que le perdant en sera affecté, le champion est ainsi fait que sa fierté reste discrete dans le succès et puis cachée dans l’échec.
Ce qu’il disent volontiers en revanche, mais là non plus rien ne nous obligent à les croire sur paroles, c’est que ce duel fratricide, il s le jouent comme tous les autres. A leur crédit, ce n’est pas une première, c’est même la troisième fois cette année qu’ils se font face ainsi 16 juillet dernier à St Jean en demi finale du « Master » le duo Olharan Lekerika était venu à bout du tandem Laduche-Portet, ce fut en deux manches mais les deux dans un mouchoir (15-12, 15-13). Le 14 aôut en finale du « Master 2 » palois, associé à Basque (déjà) Jean Olharan marquait un deuxième point face à son pote qui évoluait avec Bicente Gonzalez, suppléant Sorozabal blessé.
Le palois ne trouve donc pas la moindre gêne, quand son copain y trouverait même quelque avantage, celui de « le connaître sur le bout des doigts et de savoir, souvent, à quel coup s’attendre ».
Barandika et Basque c’est du XXL
Il n’y a donc pas de dramaturgie sportive qui plane au dessus de cette partie, on nous le promet, par contre il y a une finale en jeu et ça ne se brade pas une finale, c’est le but ultime, nous devrions donc avoir deux palois, dans deux camps certes, mais en tenue de gala.
La même que celle que revêtent les deux autres partenaires de la soirée le basque espagnol de Gernika Xavier Barandika revenu d’une fracture du coude à son meilleur niveau. Il était à 13 succès en 14 parties avant de tomber, il est le vainqueur de la saison régulière portant sur les dix « Masters » et il sera a sans doute la tête de pont de la sélection d’Euzkadi pour le mondial du mois d’octobre en Argentine. C’est donc d’un avant XXL dont hérite Jérôme Portet.
Basque toujours en lice pour le trois sur trois
Et c’est d’un arrière de la même taille XXL qui soutiendra Jean Olharan à l’avant. Thibaut Basque, c’est bien simple, il est « pil poil » dans les objectifs qu’il s’est fixé et ils ne sont pas minces, l’arrière de Bidart visan , ni plus ni moins, la passe de trois et qu’il est déjà à deux sur deux en ayant remporté mardi les « Internationaux luziens » et puis mercredi le « Gant d’or Biarrot ». C’est peu dire si le garçon sera motivé…
Est-ce à dire que tout ces enjeux défendus par quatre « cadors » du circuit augure d’une partie digne de sa devancière ?
Gérard Bouscarel
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