Pour qui les 2 dernières "boïnas"

A gauche en maillot jaune, les deux numéros 1 de la saison de la « jaï alaï league », l’avant de Gernika, Xabier Barandika et l’arrière de Bidart, Thibault Basque. A droite en maillot rose, l’avant d’Ispaster Aritz Erkiaga et l’arrière de Biarritz, Gorka Sorozabal.
Ce sont les quatre finalistes du dernier rendez-vous de la saison de cesta punta, ce lundi soir 28 septembre sur le coup de 22 heures, un peu avant, un peu après, ils ne seront que deux à coiffer la « boïna » ce grand béret noir brodé en lettre d’or qui est à la pelote le moyen de distinguer ses champions. Mais comme ils ne démarreront pas la saison prochaine coiffés de ce large béret, on leur offrira aux deux vainqueurs le « Gorriko » cette ceinture de couleur or qui attache leur pantalon.
Relancer la pelote en Guipuzcoa
Nous ne sommes pas particulièrement concernés par cette finale de la saison, mais la Section paloise adhère à la league depuis six ans désormais, alors en tant que membre de la famille elle se doit d’être présente à Saint Sébastien sous les cintres du vieux « Carmelo Balda » qui a sa place à Anoeta cette immense plaine de jeux où tous les sports ou presque possèdent leur structures et installations à commencer par la Réal Sociédad le club de foot dont le stade est un véritable bijou dans cet écrin.
La pelote n’est pas le sport le plus prisé dans cette ville que sa plage de la « concha » a popularisé bien au-delà des frontières de ce Guipuzcoa, l’une des provinces du Pays Basque espagnol, dont elle est le pôle d’a peu près tous les secteurs. Et c’est d’ailleurs pour la relancer, le remettre au goût du jour que les responsables de la ville ont signé avec la « jaï alaï league » un contrat de 4 ans stipulant que le final four se déroulerait dans la ville où nous autres, voisins proches, avons nos habitudes, celles du vieux quartier et de ces innombrables bars à tapas, que l’on appelle « pinchos » là bas.
Pas concernés mais...
Gérard Pierrou conduira donc une délégation du club pour assister à cette finale sur laquelle les amateurs de pelote palois, et pas que, auront tout de même un regard puisque les quatre champions qui vont se disputer les deux dernières « boïnas » de la saison, la « summer league » nous a appris à les voir distiller leur talent, à connaître leur histoire, leur palmarès. Bref à nous familiariser avec ces champions qui restent encore d’une accessibilité assez exceptionnelle.
Et puis on les apprécie aussi parce qu’ils aiment Pau et que ce n’est pas évident d’aimer Pau quand on est à plus de trois heures quand on vient de Gernika par exemple. Ils aiment son complexe bien évidemment et les conditions de confort qu’il leur offre, ils aiment aussi la considération dont ils font l’objet.
La certitude d’une grande finale
On s’éloigne de la finale nous direz-vous, et pour cause, à qui la promettre comme ça sur des à priori, sur des forces qui ne seront peut-être pas forces ce lundi soir, sur des faiblesses qui ne seront peut-être pas faiblesses lundi soir..
Non vraiment on ne sait pas qui de Erkiaga qu’on a cru « fini » à Pau le jour où il ouvrit la Pau Cup et qui revient une fois encore à la table du banquet final, qui de Sorozabal même pas qualifié pour les « slam » de la « summer league et tout de même numéro 2 des arrières, qui de Barandika dont la forme est pourtant éblouissante, qui de Basque ratant d’un rien à Pau la passe de trois finales, aura le dernier mot…
Ce que l’on sait en revanche c’est que ce lundi 28 septembre la finale des finales de la « jaï alaï league » atteindra des sommets. Avec ces quatre là c’est plus qu’une certitude…
G. Bouscarel
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