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Paul et Martin(*) amis, amigos

C’est la superbe rencontre de deux jeunes joueurs de cesta punta, espoirs de la spécialité qui plus est qui n’ont qu’une envie, celle de jouer ; Seulement voilà l’un à Pau n’a pas d’avant de 1ère série pour constituer une équipe et l’autre à Markina, de l’autre côté de la frontière, souffre des mêmes maux c’est d’un arrière dont il ne dispose pas. Réunis sous le maillot de la Section Martin Celaya et Paul Caparrus disputent le championnat de France des plus grands.
8.11.2026
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Martin Ormaetxa Celaya
Martin Ormaetxa Celaya

Il dispute un championnat de France alors qu’il n’est pas français mais basque espagnol, c’est sa première particularité ce n’est pas la seule.

Il ne joue pas une seule partie à domicile puisqu’il est sous licence Section, et chaque semaine les kilomètres parcourus se comptent par centaines.

Il utilise son second « appelido » notre  nom de famille, dès qu’il joue à la pelote, soit Celaya, et c’est une règle à laquelle la famille n’a jamais dérogé, alors que dans la vie de tous les jours  il est plutôt Ormaetxea.

Il est de Markina, cette cité qui a tant formé de joueurs partis aux Etats-Unis qu’elle a été déclarée l’université de la pelote et que ce n’était pas pour rire  puisque sur le mur de gauche du jaï alaï, « UNI » est écrit en très grosses lettres, donc il est de cette école  et défend aux côtés de Paul Caparrus les couleurs de la Section paloise.

« Pour jouer je n’ai pas le choix »

Le tout, réuni sur la seule et même carte d’identité sportive fait de Martin Ormaetxea Celaya  un sujet à part, mais le futur enseignant (il termine son cursus universitaire en août prochain) est plutôt pragmatique  pour parler de cette situation somme toute contraignante.  Du haut de ses 21 ans tout frais, il s’en amuse même de ces courses poursuites  après le temps… « Quand on joue le vendredi et c’est assez souvent, je quitte les cours, je passe vite à la maison  pour manger quelque chose et puis hop en voiture en espérant qu’il n’y ait pas le moindre incident, genre bouchon à la frontière »

Le voilà parti pour 2 heures et demi de route pour rallier Pau, un peu moins quand il joue sur la côte basque mais ce prix à payer  il l’accepte sans la moindre retenue : « Est-ce que je veux jouer ? Oui, alors c’est comme ça, tu n’as pas le choix »

"C’est un championnat de haut niveau »

Un choix qui présente des obligations soit, mais qui lui vaut aussi des satisfactions et l’on saute dessus, puisque voilà quelqu’un qui jette quelques fleurs sur le jardin fané de notre pelote « c’est un championnat de haut niveau, il y a beaucoup de très bonnes équipes et pour moi, comme pour Paul (Caparrus, NDLR) c’est une chance d’y participer, c’est la meilleure façon pour apprendre et progresser. »

Paul et Martin, Martin et Paul, la Section paloise  et Markina réunis sous le même maillot  voilà bien une association qui aiguise la curiosité.

Tout par du constat que Paul Caparrus ne dispose pas (encore?) d’un avant du niveau de 1ere série au club  et que Hossegor  ne reconduit pas l’opération de  l’an dernier. Il est donc envisagé pour qu’il puisse jouer que l’équipe de la Section tourne à trois et donc que Portet et Caparrus alternent à l’arrière ... La formule ne tient pas vraiment  la route et ne satisfait personne. C’est alors que Jean Olharan se souvient avoir vu un jeune basque espagnol gagner un tournoi, c’était à Hossegor peut-être mais pas sûr,  en France  par contre c’est certain. Puis l’avoir revu à Dania où il est allé deux ans de suite avant de renoncer cette année si importante pour son avenir professionnel.

La connexion par Whatts App 

Voilà comment  deux trois « whatsApp » plus tard la connexion est établie, et comment Paul et  Martin forment une équipe de garçons bien sous tous rapports, de deux copains de canchas, qui deviennent deux copains tout court. Le calendrier  du championnat opposant Pau 1 à Pau 2 d’entrée la partie se jouera à Markina, histoire de sceller l’entente et … d’éviter un déplacement  au jeune basque espagnol, histoire aussi d’ancrer encore davantage  les « Celaya » sur le grand livre de famille : « mon grand-père  jouait, mon oncle Alejandro a joué, je joue et il n’est pas question qu’on joue sous un autre nom que « Celaya ».

Il reste à savoir si Martin le portera aussi haut que son « tio » qui fut 18 ans professionnel à Dania et puis « champion olympique » à Barcelone en 1992, la pelote étant alors l’un des sports de démonstration.

Vendredi soir  le public du complexe palois  a pu voir que le garçon était  un bel athlète, qu’il avait de la puissance dans le bras et qu’il était « pelote » comme les connaisseurs disent…Le tout posé sur sa jeunesse, il y a des corrections à faire mais, comme à son partenaire, ;ce championnat offre un complément de formation, sur le tas, assez  exceptionnel, Martin Ormaetxea, pardon Celaya, n’en doute pas, il gomme tous les handicaps de sa situation pour  conclure « oui je suis heureux de disputer cette compétition. » Et paul Caparrus avec lui !

(*) prononcez Martine

G. Bouscarel

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