Pau cup: pas pour cette fois!

Il fut un temps où le monde du football se tournait lui même en dérision quand il disait que le foot était un sport qui se jouait à onze mais qu’à la fin les Allemands gagnaient toujours. On voudrait être moqueur, à notre tour, on pourrait leur dire que ce temps là est désormais bien révolu, mais ce n’est pas du tout notre propos. Non, c’est de l’ouverture de la Pau Cup dont on veut vous entretenir.
Vous vous doutez tout de même que si nous n’avons pas résisté à ce rappel, c’est tout de même qu’il y avait une raison. On vous la livre sans plus attendre: entre les « verts » Ludo et Manci et les « rouges » Erkiaga et Caparrus les points furent souvent très longs les défenses mises à contribution renvoyèrent d’autant plus de coups qu’il n’y eut pas pléthore d’attaques cela dit plus on approcha du but, et plus les points trombèrent inexorablement dans l’escarcelle verte.
Jamais vraiment menaçés
Dire que les deux hommes ont été inquiétés ne seraient pas juste il ont toujours eu le contrôle de la partie en n’étant menés, en tout et pour tout, qu’à deux reprises, c’était lors de la seconde manche à 0-1 et à 7-8 l’heure du tiempo ! Dire qu’ils ont survolé les débats ne serait pas plus juste non plus, ils ont du conservé leur sérieux, leur application, leur stratégie et puis leur pelote vive, de bout en bout et sur ce point Ludo comme Manci ont été parfaits, l’avant s’appliquant à toujours allonger ses coups, l’arrière en ne comettant que le strict minimum de fautes… De cette pelote, Aritz Erkiaga dira que « jamais nous n’avons su jouer avec »
Comptablement ce fut visible en première manche où les deux points d’avance entretenus du début jusqu’à mi-manche, devinrent trois à 11-8 puis 5 à 14-9 et encore plus visible en seconde quand au retour de la pause ils transformèrent le 7-8 en un 14-9 brutal.
Du mieux pour Paul Caparrus
Est-ce que l’on s’était fourvoyé en pensant que, chez lui, et avec Erkiaga comme avant, Paul Caparrus pouvait ouvrir son compteur de succès après une entrée délicate à St Jean de Luz ? Oui, bien entendu, le résultat en fait foi et dit bien qu’il y avait encore loin de la coupe aux lèvres.
Mais peut-être ne s’est-on pas seulement trompé sur le cas de Paul Caparrus qui, à l’évidence, a réussi une performance d’un autre calibre que celle de sa première luzienne. Aux yeux de Jean Marc Olharan, dont l’avis est l’un des plus autorisés sur la place, il a encore « manqué de culot, n’a pas suffisament joué en avançant » mais par ailleurs bousculé comme il l’a été par un vis à vis excellent de bout en bout, il ne s’en est « pas mal tiré du tout. »
Aritz Erkiaga est-il le même ?
Vous voyez venir de loin la question qui trottait autour du comptoir, là où tout est toujours plus facile, Paul le protégé de la maison a-t-il eu à son service le meilleur des Erkiaga ? Poser la question c’était en même temps y répondre : non bien sûr que non…
Il est vrai qu’enchaîner une seconde défaite après celle de la veille, en finale du premier Master des Internationaux de Saint Jean de Luz, n’est pas dans les standards habituels du numéro 1 mondial dont on rappellera qu’il avait aligné 19 victoires consécutives lors de la saison 2024-2025. Ces chiffres là on une vertu c’est qu’ils ne sont pas contestables. Depuis il y a eu cette blessure à l’épaule dont les uns vous diront qu’il n’a pas totalement récupéré, et ils n’ont peut-être pas tout à fait tort quand on le voit user de sa droite… avec parcimonie et moins ds’efficacité. Lui assure le contraire. Mais d’autre part il se disait aussi ce vendredi soir et de source très autorisée qu’a Aritz Erkiaga, dont on ne fait pas le procès tant ce serait une ignominie, aurait souffert une fois encore de son bras droit mercredi soir à Gernika, en un mot qu’il se serait refait mal....
Nouvelle chance le 3 août avec Jean Olharan
Vous aurez bien entendu compris que l’on cherche à comprendre et que l’on est malheureux de le voir ne plus être tout à fait lui même c’est à dire un génie des canchas, de le voir ne pas aider davantage Paul Caparrus dans sa quête de premier vrai succès chez les professionnels.
Pour le palois le prochain rendez-vous avec un des avants référencés du plateau est fixé le 3 août à Biarritz et ce sera cette fois Jean Olharan coéquipier de club. Oui mais face ce duo cent pour cent Section se dressera non seulement son camarade de promotion Clément Garcia mais aussi Unaï Lékérika, autrement dit un autre garçon qui frappe fort, très fort…
C’est Jean Marc Olharan qui avait ce mot de conclusion assez sage, « Pour Paul c’est un apprentissage, il est difficile, mais ça sert toujours d’apprendre »…
Quant à Erkiaga, le voyage retour aura peut-être été un peu moins difficle dès lors qu’il retrouvait à Pau son épouse et ses deux jeunes fils. Du Pays Basque à Pau, tous trois avaient effectué un crochet par La Mongie, histoire de voir passer le tour de France cycliste...
Gérard Bouscarel
Reportage photo de Raymond Cazadebat
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