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Pau cup, Olharan-Basque sans pitié

Jean Olharan et Thibaut Basque ont très nettement remporté le second « Master » de la cesta Pau cup. Ils ont surclassé en deux manches Bicente Gonzalez et Jérôme Portet (15-7, 15-8) qui n’ont jamais été dans le rôle du challenger, l’arrière palois notamment ayant manqué son rendez-vous.
15.8.2026
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Jean Olharan et Thibault Basque les maîtres du Master 2
Jean Olharan et Thibault Basque les maîtres du Master 2

Le public palois  qui n’était pas resté insensible à l’affiche de ce second et dernier « Master »  de la Pau  cup, opposant Jean Olharan  à Jérôme Portet  les deux coéquipiers  de la Section, au point  de clôturer par un quasi « lleno » devrait retrouver  en seconde demi-finale du « slam », soit le 28 aôut, les lauréats du jour, Olharan-Basque. Ils seraient opposés à un duo fait de Jabier Barandika et de Jérôme Portet…On met au conditionnel  parce que les calculs fait dans l’urgence et le brouhaha de l’après partie ne sont pas garantis…

Un basque plus que fringant 

Si tel était le cas, et il y a tout de même de grandes chances qu’il en soit ainsi, le plus revanchard  de tous sera assurément Jérôme Portet. Puisque il a été le plus décevant de la finale de ce vendredi, ne se hissant  que très brièvement  à la hauteur de l ‘évènement et surtout de son rival Thibault Basque. Et comme une rencontre, une opposition, un duel  n’est jamais, et ne sera jamais  que le rapport de force entre deux joueurs, deux équipes il est évident que l’arrière de Bidart en est apparu encore plus beau, encore plus souverain. « Je me suis presque senti mieux que lors de ma première sortie » lâchait tout sourire  le joueur de la Kostakoak de Bidart qui a souvent rappelé à l’ assistance  pourquoi il était la tête de pont de l’attelage « France » qui ira à Colonia  en octobre prochain  disputer le deux contre deux du mondial, associé à Ludovic Laduche. C’est qu’il enchaînait vendredi à Pau la troisième partie en trois jours  et qu’effectivement ça ne s’est pas vu du tout…

Jérôme Portet en pleine interrogation

De l’autre côté, assis sur le podium, sa fille sur les genoux en guise de réconfort, Jérôme Portet, le visage marqué par l’effort, ne niait nullement sa déception  de ne pas s’être montré sous un meilleur jour. Honnête comme à son habitude, le grand arrière palois cherchait en vain  les raisons  de cette sortie de route, les unes plus valables que les autres, la douleur au biceps l’empêchant de libérer sa droite paraissant la plus sérieuse. Elle pourrait s’ajouter  à la grande fatigue de la semaine dernière lors de la demi-finale, sur laquelle s’est greffée un coup de froid.

Il convient également de prendre en considération  la suite des évènements puisque Päu, après St Jean de Luz  basculait en mode « Slam», ce deuxième niveau de compétition et que toute la « Summer league » fera de même lundi soir après la finale du « Master 4 » de Biarritz…

Basque numero1 lundi soir ?

Les huit élus pour les « slam » étaient connus à l’heure de cette finale paloise, le résultat ne pouvait donc être remis en cause. Et s’il restait quelques miettes d’enjeu, elles  ne concernaient que les « rouge », Portet ne jouant plus rien, Gonzalez, remplaçant Urreisti, encore moins. En gagnant par contre,  Thibault Basque pouvait encore ravir la première place du classement général des arrières à Guillen Oyhenard. Il lui faut remettre le couvert lundi soir à Aguiléra avec le même succès. Jean Olharan avait pour sa part un petit challenge personnel, maintenir sa côte de popularité auprès du public de Pau – c’est fait merci – et retrouver la place de numéro 1 à Pau qui le fera jouer avec Basque une autre fois - c’est fait aussi – et contre Portet encore…

Deux raclées après le tiempo

C’est sans doute ces détails qui ont rendu Olharan et Basque féroces et bien en place sur la cancha, dominateurs et bien plus encore puisqu’il aurait fallu que les manches se jouent en cinq pour que les « verts » restent compétitifs. Au delà la rencontre tourna au jeu de massacre. De 8-5 à 15-7 en première manche, de 8-4 à 15-8 en seconde, vous aurez compris et compté  qu’il n’y eut plus qu’un duo sur la cancha et qu’il se joua de l’autre. « Nous sommes rendus la partie facile », l’analyse d’un Jean Olharan ayant souvent brillé, restait courtoise et sympa pour ses potes, on ne jurerait pas que ce fut le fond véritable de sa pensée.

La finale du « Master « 2 palois n’avait pas atteint les sommets espérés,  elle n’avait pas atteint non plus l’heure de jeu effectif,  on pouvait le regretter à moins de considérer que le rapport des forces en présence était du simple au double et peut-être même plus! Et que Basque et Olharan ont régalé...

Gérard  Bouscarel

Reportage photo Raymond Cazadebat

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