Echeverria-Bordenave, le titre est à 35 points

dAu fur et à mesure que les points s’enchaînaient à vitesse constante, que chaque unité vidait un peu plus la demi finale de son sel au point de l’essorer pour la rendre sans saveur aucune, au fur et à mesure que le duo de la Section mettait au supplice celui de Lafitole, on ne put s’empêcher d’avoir une pensée pour Romain Escudéro, sectionniste lui aussi, sauf que cette fois une extension de licence pour la Bigorre le faisait basculer du mauvais côté, du très mauvais côté. Il vivait un calvaire, un vrai, le gaillard et sa frappe quoique puissante, ne lui servait plus à grand-chose ensevelie qu’elle était sous les assauts répétés, précis, tantôt très longs, tantôt plus courts, souvent collés, toujours travaillés de l’adversaire, de l’avant du camp d’en face…
Ami et bourreau à la fois
De celui avec lequel, il y a moins d’un mois, il gambadait dans le trinquet d’Oloron pour aller chercher le titre du Béarn. De celui avec lequel il va s’engager, en trinquet toujours, sur les chemins du championnat de France, ce sera dès la semaine prochaine…
Son nom ? Nicolas Echeverria! Celui qui le matin de ce samedi venteux et pluvieux donnait des cours de tennis aux enfants de Mazerolles et qui l’après midi venue « professait » encore sur la cancha cette fois. Quand l’ami du trinquet devient le bourreau du mur à gauche, ce pourrait ête une histoire de famille qui tourne mal mais ce ne le fut pas… Romain Escudero acceptait si bien la règle du jeu, aussi cruelle fut elle, qu’il confiait, « il n’y a pas de problème, le seul c’est que Nico il fait ce qu’il veut.»
Complémentaires les palois
On a quelque peu oublié la règle d’or qui veut que sur un terrain de sport on gagne ensemble comme on perd de la même manière, oublié que Nicolas Echeverria, n’a pas fait le boulot tout seul quand bien même en a-t-il fait beaucoup et bien. Qu’il a été accompagné à l’arrière d’un Benoît Bordenave bien vite remis de ses trois fautes initiales pour livrer une partition propre, de qualité, complétant à merveille les travaux de son avant. Et puis, comme ces deux là partagent bien davantage qu’une complicité sportive, une amitié datant de l’époque des culottes courtes et des récrés sous les préaux, le risque que « Benito » prenne ombrage de la perf son cadet est un risque zéro.
De 12-9 à 23-9 !
Si l’on ne vous a pas dit grand-chose encore de la partie et que l’on s’est égaré quelque peu dans des considérations plus humaines, c’est vous l’aurez compris qu’il n’y avait pas grand-chose à en dire dès lors que la dernière égalité fut celle du 6-6, que la Section prit ses premières aises à 10-6 et qu’à 12-9 le rideau se leva sur le festival Echeverria ! Entre ses attaques et les fautes qu’elle provoquèrent chez l’adversaire, c’est tout simplement 11 points que Pau aligna sans en prendre un seul! 12 plus 11 égal 23, 9 plus 0 égal 9, soit 23-9, inutile de dire que vous ne cherchez plus le nom du premier finaliste de ce championnat première série. L’addition se réglera à 35-18, plus gros écart, suffisamment cher payée pour que l’on écourte ce final sans le moindre intérêt ! Mais non l’alarme du gymnase crut bon offrir, à 33-18, quelques minutes supplémentaires d’interruption ! Elle se déclencha, accompagnée de la « douce » mélodie de sa sirène! Pas de quoi gâcher le bonheur des deux palois qui reprendront samedi prochain la route de Boé puisqu’ils sont désormais à 35 points d’un titre national !
Gérard Bouscarel et Raymond Cazadebat à Boé
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