Cinq clubs, du loisir au plaisir!

Il y avait bel et bien de la cesta punta en cette fin de semaine pluvieuse et venteuse quand nous écrivions que les puntistes de tous niveaux faisaient relâche… On aurait donc fait une bourde, écrit des sottises et manqué à tous nos devoirs si la punta en question ne nous avait révélé une bien belle initiative, une histoire qui honore autant leurs auteurs que leur sport. Donc samedi sur le coup de midi une rencontre opposait un duo venu d’Hossegor à un duo de la Section Paloise. Pour le compte de quel championnat ? Quelle compétition disputaient-t-ils, ces quatre puntistes en tenue réglementaire, pantalon blanc et maillot du club ? Réponse le championnat du loisir que l’on aurait pu écrire championnat du plaisir.
Papa Sallaberry à l’école de pelote
Francis Sallaberry est bénévole à la Section, avec Pascal Tarrozi son complice, ce sont eux qui, au pied de l’escalier scannent vos billets lors des soirées de la « Pau cup ». Ils sont tous deux pères, d’ Antton pour l’un, d’Adan pour l’autre. Adan a passé l’âge d’être accompagné sur les canchas, il est grand et prêt à rentrer dans la vie active, Antton est plus petit, beaucoup plus petit, mais quand Francis lui a fait découvrir la cesta punta au complexe, il a adoré Antton… Et voilà comment papa découvre les canchas les unes après les autres, promène Antton un peu partout et finit par regretter de ne pas savoir jouer à ce jeu, mais alors pas du tout. Les cours pour adultes qu’enseigne Jean Olharan au club comptent bientôt un adhérent supplémentaire, Philippe Sallaberry qui annonce aujourd’hui cinq à six ans de pratique. Chez les Tarrozzi on compte beaucoup plus d’expérience le gant à la main.
Désormais, Francis Sallaberry sur le bord des canchas peut parler de punta ou de grand gant, il est de la famille.
Tout est parti d’Hossegor un jour
Alors, un jour qu’Antton joue à Hossegor, Francis croise l’ autre papa, Monsieur Roquefer, Romain de son prénom, la conversation à bâtons rompus pose un projet : quel dommage qu’on ne joue pas les uns contre les autres, tout en restant loisir on pourrait faire des inter-clubs.
De l’idée à la première rencontre, il n’y eut qu’un pas qui ajouta Bidart à cette association. Bidart, parce que quelqu’un connaît quelqu’un, et puis cette année pour la 2ème édition, selon le même principe du quelqu’un qui connaît… Mauléon et Arcachon arrivent pour former le club des cinq, on dit bien le club, pas le tournoi des cinq.
Car Francis Sallaberry et Pascal Tarozzi sont garants de la devise, « on joue, on partage, on prend plaisir et l’auberge espagnole clôt la journée. »
Les équipes selon les dispos
C’est le plus souvent le samedi à midi que l’on joue ce championnat pas comme les autres, parce que midi ça ne gêne pas grand monde, que les canchas sont généralement plus libres et que pour les « loisirs » c’est plus cool pour se libérer. Mais pas de soucis, les équipes ce n’est pas untel et untel, non c’est selon les dispos et les liaisons se font par l’intermédiaire d’un groupe « what‘s app », le tableau de la compétition également...
Il y eut tant de satisfaction lors du premier regroupement à trois, que cette année les joueurs loisirs vont plus loin, ils organisent un autre championnat de punta rien qu’en jaï alaï, chaque club présentant deux équipes, on jouera en poule puis les demi-finales avant la finale du 2 mai à Pau avec pour ce baisser de rideau la réunion de tout le monde et cette fois pas d’auberge espagnole mais un bon resto ! On l’ a dit, pour Sallaberry et Tarozzi loisir rime d’abord avec plaisir !
*La partie disputée samedi au complexe de Pau a vu le succès d’Adan Tarrozzi et de de Didier Lagourgue en trois manches face à Nolan et Antoine venus d’Hosegor 11-15, 15-12, 10-7
Gérard Bouscarel
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