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II-Du bonnet d'âne au prix d'excellence

Les premières démarches de la commission pelote de la Section paloise, du moins celles qui ont laissé une trace écrite, pour doter les pelotaris de structures couvertes sont datées des années 1974-75 ! C’est dire s’il a fallu de l’obstination, et de la détermination pour que le complexe sorte de terre !
16.2.2026
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Je suis le texte qui sera copié

Ce n’est pas pour leur bon plaisir  que les dirigeants de la pelote à Pau, que ce soient ceux de la Section paloise ou ceux de la ligue du Béarn, certains sont d’ailleurs les mêmes, sollicitent de leurs élus la création d’installations spécifiques à leur discipline. Pau n’en dispose pas, or la pratique de la pelote en exige, elle ne peut plus se contenter de la seule place libre, pour des raisons climatiques bien évidemment, mais aussi parce que, comme toute chose, la pelote évolue. La voilà suffisamment grande fille pour être en démonstration à Mexico aux JO de 1968, et revenir encore sur le fronton Colon des ramblas de Barcelone en 1992.

La prime aux nouveautés

Mais là, on joue à l’abri, les canchas des murs à gauche, trinquets et jaï alaï sont couvertes, offrant aux acteurs un éventail de spécialités nouvelles et au public un certain confort !

La pelote de la cité royale, n’entend pas se laisser prendre de vitesse, ni rater le train. Ses élus ont une idée derrière la tête, mais ils ne le disent pas encore, c’est de se voir attribuer le mondial, 12ème du nom, en 1994. Utopie alors qu’ils n’ont pas encore le moindre parpaing à mettre dans un dossier de candidature ? Pas tout à fait, ils ont noté que chaque fois qu’une ville héritait d’installations nouvelles, elle remportait le gros lot, à la seule condition, bien sûr, que ce soit au tour de son continent d’organiser les mondiaux. Leurs références : Hossegor-Biarritz en 1958 et Vitoria en 1986.

Que de faux départs !

1994, c’est dans vingt ans, peu ou prou, quand Pau se met en ordre de marche: sollicité par Louisou Gomez, au nom de la ligue du Béarn, le président de la Fédération, Maurice Abeberry, intervient auprès du maire de Pau. Vingt ans, ça donne effectivement le temps de faire sortir de terre des installations pour la pelote.

Sauf que c’est un faux départ. La réponse du maire se termine par une formule de politesse, il « transmet aux commissions compétentes » mais le corps de la lettre  est sans ambiguïté, « il est impossible d’implanter ces installations pour l’instant » !

La seconde tentative est signée de la commission pelote de la Section paloise, elle est datée de février 1982, elle connaît très exactement la même réponse du premier magistrat. Et de trois ! C’est, cette fois la plus haute autorité du club « vert et blanc », son comité directeur, qui s’y colle en 1983. Il étaye son courrier d’un dossier, le projet complet des installations  tel que les voit la commission pelote du club. Et puis il ajoute, une demande de rendez-vous au maire. Peine perdue, c’est toujours un non ferme, et pour le rendez-vous et pour le projet, « on verra plus tard » dit la missive !

1984, la première lueur d’espoir

Il en faut bien davantage pour décourager les responsables de la pelote et ils ont raison puisque en janvier 1984, la nouvelle intervention du président de la Fédération Française est suivie d’une réponse sous forme de prise en considération. Enfin ! C’est que le courrier va encore plus loin que les précédents et précise la nature du bâtiment idéal souhaité par les palois, soit un fronton mur à gauche long, type jaï alaï avec possibilité d’un fronton court de 36 mètres en incorporant une cloison mobile. Dans sa réponse du mois de mai 1984, André Labarrère propose une mise en relations des responsables  avec son adjoint aux sports Henri Lambert. La lueur d’espoir se concrétise cette fois, une réunion se tient à la mairie avec Maurice Abeberry pour la fédé, Louis Gomez et Georges Alliez pour la Section, Henri Lambert et Pierre Lauron l’architecte de la ville. Octobre 1984 marque donc le point de départ des discussions, c’est désormais trop juste pour le mondial 1994, mais les sourires sont de rigueur et de retour chez les pelotaris.

Le soufflet retombe

Pas pour très longtemps hélas, l’année 1985 sera celle d’une nouvelle désillusion. Les relances de la Fédération vers la mairie, se succèdent en nombre, elles sont toutes suivies de silences, rien que de silences!

Dix ans déjà que les premières déclarations d’intention de la pelote paloise ont été actées et rien n’a encore bougé. Ceux qui bougent en revanche, ce sont les joueurs de pelote obligés d’aller s’entraîner ailleurs, à Laroin à Saint Jean de Luz, à Biarritz à Mauléon, là où des structures existent et acceptent de les accueillir. La liste est longue  des municipalités qui ont investi dans des installations couvertes, très longue même… Si longue que Pau, « ville sportive » dira le slogan promotionnel  pour la com, aurait pu coiffer le bonnet du dernier de la classe. Aurait, oui puisque la capitale du Béarn va finalement faire mentir l’adage selon lequel le temps perdu ne se rattrape pas... Le complexe de pelote lui vaudra le prix d’excellence en 2006 avec une réalisation encore inégalée à ce jour et puis aussi... le mondial de 2010 !

Gérard Bouscarel

A suivre

III-Gérard Pierrou,  le stadium, le « Donjon », la mairie

Sur nos photos (Jacky Alliez)

C'est le 7 avril 2003 qu'André Labarrère pose la première pierre du complexe de pelote. Cet acte fondateur a déplacé un gros peloton d'élus et de dirigeants de la pelote.

On voit successivement, Paul Arnautou, Bernard Casty, Patrick De Stampa, puis à droite du maire, Jean Jacques Lasserre, Henri Lambert, Gérard Pierrou, Gérard Bouscarel, André Duchateau.

Sur la troisième photo c'est Yves Tour qui pose avec André Labarrère et Gérard Pierrou, et puis sur la 4ème photo Georges Alliez, Monsieur Georges Alliez est avec Jean Marc Olharan, Gérard Pierrou et puis un "minot" que l'on vous laisse reconnaître et si ce n'était pas le cas vous aurez la réponse dans la suite de notre série consacrée au 20 ans du complexe.

 

                         Rendons à Jacky Alliez…

C’est avec une précision d’orfèvre que, date par date, on allait écrire pierre par pierre, la chronologie du long cheminement du complexe qui, part des années 74-75 jusqu’à l’ouverture en 2006, nous est restituée.

Que ce soit manuscrite  sur une double feuille d’universitaire « stabylobossée » pour les premières démarches restées lettres mortes ou bien encore dactylographiée dans un rapport d’une cinquantaine de pages remis à la mairie dès 1991, rien ne manque. Absolument rien.

Cette compilation qui n’ a rien omis, pas même les plans de ce qui s’est fait à Vitoria, ceux de ce qui pourrait se faire à Pau, cette plaidoirie ciselée au millimètre qui est aussi un cri d’alerte, on la doit à Jacky Alliez qui est alors le secrétaire général de la Section paloise.  Aujourd’hui, il est toujours dirigeant et membre du comité directeur de la section pelote. Et la qualité de ses archives, une passion héritée de Georges son père, a été le fil conducteur de cette série d’articles consacrée aux 20 ans du complexe. Qu’il en soit sincèrement remercié.

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