En cliquant sur "Accepter", vous acceptez que des cookies soient stockés sur votre appareil afin d'améliorer la navigation sur le site, d'analyser l'utilisation du site et de nous aider dans nos efforts de marketing. Consulter les mentions légales pour plus d'informations.
Accueil
Actualités

Kiki Doumengès, il n'aurait jamais arrêté...

«L’essayer c’est l’adopter »…La formule est usée, elle a tant et tant de fois été servie à toutes les sauces, qu’elle paraît désormais un tantinet éculée, passe partout ! Et bien non, quand Kiki Doumengès découvre, enfant, le grand chistéra il ne le quittera plus… A moins qu’il ait aussi rencontré un homme pas comme les autres …
26.7.2026
Partager cet article

Je suis le texte qui sera copié

Kiki Doumengès
Kiki Doumengès

Ce n’est pas d’aujourd’hui que Henri Doumengès, « Kiki »  pour toute la section pelote, a mis les pieds pour la première fois  dans ce bon vieux, devenu feu, Stadium de la Gare. Non, c’était même il y a un sacré bout de temps, puisqu’il avait neuf ans le gamin de Livron, cadet d’une fratrie de cinq enfants, et c’était en 1977. Pourtant, quand il évoque la rencontre, la voix se fait soudain très claire, et le souvenir redevient aussi frais qu’un matin givré de novembre sur les hauteurs de Bosdarros !

A Salies, à 4 en Fiat 500

La rencontre c’est celle avec Georges Alliez ! L’homme qui accueille et apprend la pelote aux enfants. L’éducateur pas comme les autres, l’homme aux principes pédagogiques qui sortaient des sentiers battus, l’homme qui possédait ce petit quelque chose en plus, un petit quelque chose sur lequel personne ne pose  vraiment de mots précis, mais qui faisait de grandes choses. Kiki Doumengès, n’a aucune raison, aucune envie non plus, d’être désagréable avec quiconque mais la phrase fuse, toute naturelle : « je ne vois personne pour lui arriver à la cheville ! « Waouahw » ça pique diraient les jeunes d’aujourd’hui mais  on le répète  ça ne pique pas du tout, c’est simplement une admiration sans borne, une reconnaissance, un remerciement, et pas que les siens mais ceux d’une « flopée de gamins qui sont restés grâce à lui, parce qu’ils progressaient vite, parce qu’ils étaient toujours encouragés  et parce que… parce que...  » la chute ne tombe pas elle se vit, comme se vivaient ces moments si particuliers d’un « voyage à Salies en championnat dans la Fiat 500 de Monsieur ... ». Un parmi tant d’autres !

Trois décennies sur la cancha

Sa première licence, le gamin Doumengès la signe à 9 ans.  Les racines ont poussé à Livron, commune posée entre Soumoulou et Pontacq sur la route de Lourdes, à Bizanos aussi puisque c’est de là que Jacky Alliez, fils de George, prit Henri sous son bras pour le conduire jusqu’au Stadium, jusqu’à son père  ce « faiseur de pelotari ». Il prit aussi pour épouse, XXX l’une des sœurs de Kiki.

Sa dernière saison de championnat s’ouvre sur ses 38 ans. Il a pour équipiers Christophe Pierrou et Vincent Eyherégaray, le mauléonnais. Le tout  traduit en années fait  un grand pont de presque 3 décennies : 1977- 2005 ! Un grand pont qu’il aurait voulu encore un peu plus grand, seulement voilà, « vouloir c’est une chose, pouvoir en est une autre. D’abord, c’est tout de même très prenant, et puis quand le corps ne suit plus tout à fait et que les douleurs apparaissent, alors il est tant d’arrêter » souligne Henri Doumengès qui avait le chistéra si bien chevillé au cœur que « si j’avais pu je n’aurais jamais arrêté » sourit celui qui continue tout de même, par procuration, à fréquenter les canchas  pour accompagner  Angel.

Dans la promotion de 1991

Son fils, a pris le relais et évolue, comme lui, à l’arrière de la formation des M19 de la Section ! Par procuration mais pas que. Par reconnaissance aussi et surtout. C’est qu’il fait partie de cette race de gens, peu nombreux et noble à l’époque, qui apprenaient, une fois passés de l’autre côté de la barrière  à rendre au club, au moins un peu, de ce que le club leur avait apporté…Henri Doumengès est de ceux qui forment, en 1991, la nouvelle génération des dirigeants de la pelote paloise , ceux que l’on a baptisé les « grognards ». Dans la promotion figurent Jean Marc Olharan, Philippe Othaburru, Didier Lagourgue peut-être même quelques autres. Ils sont aujourd’hui encore la garde rapprochée de Gérard Pierrou le président.

« Je lui devais bien ça »

Henri Doumengès a devancé l’appel, il est encore joueur à temps plein, quand les mercredis, il retourne au Stadium donner un coup de main à Georges Alliez. « Gamin, j’avais entraînement à 15 heures mais comme c’est lui qui, à 20h, lorsqu’il partait, me ramenait, je jouais sans m’arrêter tout l’après midi. Comme j’en ai bien profité je lui devais bien ça.» Et puis, l’heure venue Kiki mettra naturellement son gant et son expérience au service des enfants de l’école de pelote qui ne vont plus au Stadium mais pratiquent désormais au complexe du Cami Salié. C’est qu’il n’y a pas des siècles pour séparer  la retraite sportive  de celui qui, pour la mairie est professionnellement basé à Sers,  et l’ouverture des installations grand luxe de la pelote.

96, l’année du titre

Il aurait même pu tirer sa révérence  avec une deuxième couronne nationale de seconde série, mais à Bagnères de Bigorre, le trio Christophe Pierrou, Vincent Eyherégaray et Henri Doumengès perd la partie qu’il est toujours très difficile de perdre, la finale mais la supériorité des  biarrots du BAC (45-32) atténue les regrets.

C’est donc huit ans plus tôt, le 15 août 1996, sur la cancha de Saint Jean de Luz, que Henri Doumengès  qui fait équipe avec Didier Lagourgue et Laurent Alliez touche enfin la récompense suprême : le titre de champion de France 2ème série ! Il a fallu aller le chercher au bout du suspense pour finalement s’imposer  d’une très courte tête (45-43) face au Bidart de Stéphane, Garcia, Olivier Echegaray et Thierry Laloo.

Si l’on continue de la sorte à remonter le temps dans son sens contraire, on va vite trouver un dénominateur commun à la carrière de « Kiki », puisque ses équipes vont souvent grimper jusqu’au dernier carré. Celle qu’il forme avec Serge Oyarçabal et Jérôme Essartier est même  finaliste du championnat de France, c’est chez les cadets mais le premier partant aux Etats-Unis, le second poursuivant ses études à Bordeaux, l’aventure n’aura pas de prolongement.

Plus avant encore, en 1983, chez les minimes c’est en demi-finale que la Section échoue enfin, c’est en 1979 que Georges Alliez le lance sur les chemins de la compétition il est alors poussin.

Si tu as besoin il est là

C’est le parcours parfait du joueur de grand gant qui y prend goût dès la découverte et qui coche ensuite toutes les cases  jusqu’à ce que pour cocher de nouvelles cases c’est le corps qui prend la relève. C’est aussi le parcours sans bruit d’un joueur qui glisse dans la peau d’un dirigeant mais d’abord, en ce qui concerne Henri Doumengès, d’un homme de terrain, d’un de ces éducateurs  si précieux pour encadrer et puis transporter les jeunes sur les lieux des compétitions et l’on sait que dans ce sport, Pau est le champion des déplacements… « Kiki, il ne fait pas de grands discours, mais si tu as besoin alors il est là » note Jean Marc Olharan ;,

Kiki Doumengès ne s’en cache pas, il est un peu plus en retrait sur les canchas du mercredi  depuis que la structure de l’école s’articule autour de Christophe Pierrou, mais soyez en convaincu  au moindre petit signe, au moindre petit besoin d’un coup de main, il est là  présent. Simplement, en toute discrétion comme  cette catégorie de bénévoles  dont on dit de plus en plus souvent qu’on en fait plus. 

Gérard Bouscarel

No items found.
No items found.

Découvrez notre boutique officielle

Équipez-vous avec nos articles officiels : maillots, sweats, pantalons, sacs et plus encore, pour soutenir votre équipe avec style !