Pau cup, Gerard Pierrou de satisfaction en satisfaction
Gérard Pierrou, le président du club, est chacun le sait un homme d’action. Aussi, le long feuilleton de la Cesta Pau cup qui s’inscrit dans le programme de la « Summer league » en partenariat avec Saint Jean de Luz et Biarritz, a-t-il lâché sa dernière pelote, qu’il a ouvert le chapitre du prochain rendez-vous, celui de la « cesta de Nadaü ». Bien entendu, il n’a pas mis la tête dans le guidon, mais il ne va pas souffler non plus. C’est tout simplement que Nadaü, c’est l’autre gros morceau de la saison et qu’il tombe deux mois après les championnats du monde... Donc, suivez son regard si le père Noël arrivait à Pau avec, dans sa hotte, une doublette couronnée mondialement, hein, ça serait un joli cadeau fait aux palois que l’on sait friands de la « cesta de Nadaü. Comme il a encore le temps pour faire sa lettre au vieil homme à la longue barbe, on lui a demandé de ne pas totalement refermer le livre de cette 6ème édition de la Pau cup.
Satisfaction, le maître mot
Le maître mot de Gérard Pierrou au sortir de neuf soirées consécutives, c’est « satisfaction ». Le président comme l’ancien champion est satisfait, satisfait « d’ancrer désormais la Pau Cup dans le paysage sportif palois. » Or il est garni l’environnement sportif palois et il le sait lui qui suit au jour le jour les actualités de la Section, du Pau F.C, de l’Elan. Et s’il n’est pas question de se positionner sur la même ligne, il est heureux de constater que « sa » pelote résiste plutôt bien. Y compris quand sa soirée cesta punta avec « Estiv hoc » s’entrechocque. Au niveau du public nous sommes dans les mêmes eaux que l’an dernier, c’est plutôt bien si j’en crois ce que l’on me dit de nos collègues. Or nous n’avons ni la mer ni la plage donc pas les touristes qui vont avec, et malgré tous les atouts de notre belle ville, le tourisme de Pau n’est pas le même que celui de la côte.
Cette régularité elle séduit le président, « les gens reviennent c’est donc que la punta plaît », et la pyramide s’élargit même quelque peu, nous avons eu des gens venus des Landes, du Gers et même de Toulouse ». constate Gérard Pierrou qui n’oublie pas que « nous somme jeunes dans le circuit avec nos 6 éditions. Biarritz en est à 50 et Saint Jean pratiquement autant, on a donc de la marge. » Un exemple, un seul, le président est persuadé qu’avec les « chaleurs que nous avons subies, beaucoup de gens ont préféré rester chez eux. Nous n’avons pas assez communiqué sur le fait que le jaï est climatisé ».
Coup de chapeau à son équipe
Poursuivant le tour d’horizon dans son costume de Président, Gérard Pierrou coche aussi dans la colonne des plus, « l’ensemble buvette-bodéga-boutique qui marche de mieux en mieux. » Et si ça marche de mieux en mieux c’est qu’il y a une équipe de dirigeants et de bénévoles pour faire marcher la machine. Gérard Pierrou leur tire un grand coup de chapeau et leur dit un « grand merci très sincère » à ceux qui font son équipe.
Continuant le tour d’horizon de « notre si belle structure et de ses équipements au top, » Gérard Pierrou va bien entendu saluer avec ferveur les « 120 partenaires, fidèles et nouveaux, qui ont participé à la soirée de gala et ont eu tout loisir de recevoir les joueurs avant comme après la partie. » Ils sont partie prenante au même titre que la ville de Pau, ce sont des rouages précieux et indispensables. »
Ayant balayé tout ce qui lui permet de conclure à la « satisfaction », Gérard Pierrou sème une dernière graine, au rayon dirigeant, la présence de trois chaînes de télévision pour la finale de la Pau cup. « Oui on intéresse les télés, car ce sport est beau et spectaculaire. »
Le bilan de Gérard Pierrou, côté cancha
Quand Gérard Pierrou troque sa tunique de président pour celle d’ancien champion, c’est à peine moins nuancé : « nous avons vécu une grande finale avec une cerise sur le gâteau, un palois, (Jérôme Portet, NDLR) sacré chez lui !
Une grande finale, mais aussi une compétition de bon niveau, « n’oublions pas qu’en quelques années nous avons perdu des Goïko, des Lopez, qu’Erkiaga commence à faire son âge, ce sont quand même des sacrés joueurs »
A la question ont-ils été remplacés, Gérard Pierrou est un peu plus dubitatif, même si « les jeunes ont l’air de pointer leur nez, enfin Guillen Oyhenard n’est plus tout à fait un jeune, les jeunes c’est Paul Caparrus, or la marche a encore été un peu trop haute pour lui et puis Clément Garcia. »
Le sujet de Bidart ne laisse pas Gérard Pierrou indifférent, au contraire il en a plein la bouche de l’avant : « A mes yeux, il a explosé, il avait le physique il a désormais toute un panoplie, c’est un athlète qui a tout pour finir comme un très grand…. »
Garcia a tout pour être un grand
Clément Garcia ne sera pas du mondial 2026, peut-être de celui de Bilbao en 2030 si sa courbe de progression continue de monter si vite, c’est à Basque et Laduche qu’il appartiendra de défendre le maillot « bleu blanc rouge » avec quelques chances de titre Gérard Pierrou ? « Pourquoi pas, mais à Barcelone les espagnols ont gagné, à Biarritz les espagnole ont gagné, j’attends de voir à Colonia où ce n’est plus l’Espagne qui sera un danger mais Euzkadi... »
Or on le sait Le président de la Section pelote sera d’autant plus attentif au résultat du mondial qu’il a déjà ouvert la réflexion sur le plateau de la prochaine « Cesta de Nadaü ».
Gérard Bouscarel
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