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Jean Olharan: "c'est désormais très ouvert"

A désormais 37 ans, Jean Olharan s’il n’a pas le privilège de l’âge- Erkiaga le devance- a désormais le regard d’un sage sur le monde de la Cesta punta qui s’est élancé pour la 6ème édition de la « Summer league » regroupant les frontons de St Jean de Luz, Biarritz et Pau. On a balayé avec lui l’actualité mais pas seulement…
8.7.2026
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C'est avec Unaï Lekerika que Jean Olharan ouvrira
C'est avec Unaï Lekerika que Jean Olharan ouvrira

Le 16 juillet prochain à Saint Jean de Luz c’est, associé à Unaï Lékerika, celui qui, selon toute vraisemblance, après la retraite d’Imanol Lopez, devient le numéro 1 des arrières chez nos voisins, que Jean Olharan fera son entrée dans la « summer league ». Quinze jours plus tard, le 31 c’est Thibault Basque qui accompagnera le palois  contre Emeric Libois et Gorka Sorozabal, et chez nous la place de numéro1 de l’arrière de Bidart, ne fait l’objet d’aucun débat. Son troisième rendez-vous, le 3 août, sera d’une autre dimension puisqu’il fera équipe avec Paul Caparrus, son coéquipier palois, partenaire de cancha au quotidien l’été. Enfin, il jouera les 11 et 20 août à St Jean et Biarritz, respectivement, avec Gorka Sorozabal  et Guillen Oyhenard contre Barandika-Oyhenard d’abord, Johan Sorozabal- Mancisidor pour clôturer son parcours estival. Enfin, pas tout à fait, si comme l’an dernier  il se qualifiait pour disputer les « slams ».    

Le tirage au sort de ses cinq « Master », l’état de son genou blessé en avril, ses objectifs, son regard sur cette « summer league », d’abord la « cesta punta » en général, ensuite, on a fait le tour du propriétaire en sa compagnie, sans langue de bois.

Jean ce tirage au sort pour les cinq tournois que disputeront les 16 qualifiés de la « Summer league » nous paraît être un bon tirage, est-ce ton avis également ?

-Jean Olharan : « C’est pas mal en effet… (il rigole franchement puis se reprend) Oui c’est un tirage parfait. En plus je tombe avec Paul ! Je suis content de jouer avec un palois et un jeune qui monte. C’est toujours bien de jouer avec quelqu’un du club. On va s’accrocher à bloc. On s’entend bien. Alors si je peux l’aider à faire des bons résultats à la « Summer League » ça sera un été réussi. Déjà on était tous très contents pour lui qu’il se soit qualifié, c’était pas gagné, il y avait du beau monde, Ataïn, Ibarluzea entre autres  et il les laisse derrière.»

On aurait peut-être du commencer par là, te demander des nouvelles de ton genou ?*

-J.O : « Ca va! On va dire ça comme ça puisque je joue normalement… Avec des douleurs, mais normalement quand même. »

Donc, ce qu’il faut te souhaiter avant tout c’est qu’il supporte l’engrenage  dans lequel vous vous engagez ?

- J.O : « Oui, d’autant que je devrais aussi disputer le slam d’été à Gernika… Alors effectivement on va prendre toutes les précautions  pour « finir vivant » (gros sourire) c’est que le mondial se sera considérablement rapproché à la fin de la ligue d’été et que c’est tout de même mieux d’y aller sans pépins... »

Un autre objectif plus sportif ou pas du tout ?

-J.O : « Non, aucun. Très franchement rappelles toi l’an dernier je me qualifie  le dernier jour et grâce à quoi, les points de bonus ! Je devance Clément Garcia d’un bonus, c’est à dire un demi point… Et lui Clément il perd sa dernière manche à 11!!!Il arrivait à 12 et il empochait le bonus. Résultat je joue trois finales de Slam à St Jean, à Biarritz et à Pau. Bon sur les trois il y en a une où je bénéficie du forfait de Aritz Erkiaga blessé, mais tout de même c’est fou quand tu y repenses... Tu joues deux mois et tu passes au demi point près. »

Est-ce que tu tires un enseignement majeur de cette situation ?

J.O : « Oui, d’autant plus que l’ouverture à St Jean, cette année, donne le tempo de la saison. Erkiaga et Oyhenard gagnent en deux manches ok, mais 15-14 à la seconde!Donc ça veut dire que la partie elle est à un point d’une troisième manche et l’on sait qu’en cinq points si ce n’est pas la loterie ça va tout de même très vite. Et pourtant Erkiaga,  le numéro1 mondial est sur la cancha.

Tu ne veux tout de même pas dire qu’il est vieillissant le joueur d’Ispaster ?

- « Non, pas du tout, ce que je veux dire c’est que lui, comme moi d’ailleurs, on en a plus derrière nous que devant nous désormais... »

C’est qu’il est désormais le doyen du plateau et que celui qui le suit c’est un certain ...Jean Olharan…

- J.O : « Eh oui, Aritz a fait 39 le 9 juin, je le retiens d’autant plus facilement que c’est la veille de l’anniversaire d’Amaïa ma fille.  Quant à moi je vais faire 37 le 29 juillet... »

Laissons là l’état civil pour revenir à la cancha, donc à ton avis le niveau est plus homogène ? Meilleur ?

-J.O : « Ce que je dis c’est qu’il n’y a plus que des bonnes parties, ce qui veut dire qu’il n’y a plus de « moins bons »… Peut-être qu’il n’y a plus de  très bons non plus (je rigole…), non, le niveau et très homogène et ça joue bien. »

Mieux qu’avant, c’est un sacré jugement ?

-J.O : « Je ne dis pas tout à fait ça, ce que je dis c’est que tu regardes les parties aujourd’hui et bien malin celui qui te dit dès le départ qu’untel et untel vont gagner .

Il y a quelques années tu tombais sur  Goïko, Lopez, Eguigurren, Beaskoxea, Hormaetxea, Irastorza, tu savais que c’était mal parti  et que ce serait compliqué… Désormais c’est beaucoup plus ouvert. »

C’est que tu ne remplaces pas d’un coup de baguette magique des Goïko, Lopez etc etc.

-J.O : « Oui c’est aussi qu’on assiste à une bascule du rapport entre joueurs français et espagnols. Avec Jérôme Portet, l’autre jour, on s’amusait à regarder cette évolution et on a vu qu’en 1015, aux Internationaux de Saint Jean, Christophe Olha et moi étions les seuls avants français à jouer, il y avait beaucoup d’espagnols, c’était moins marqué chez les arrières, la tendance s’inverse désormais.

Un dernier mot sur l’importance des frontons, on sait celle des pelotes, plus vives, moins vives,« torte » comme vous dites dans votre jargon, explique nous celle des jaï alaï ?

J.O : « (sourires)Je vais jouer d’entrée le 16 contre Jérôme  et c’est à St Jean, j’aurais préféré le jouer à Biarritz ou à Pau ! Saint Jean c’est 2 mètres de plus (56)  que les deux autres, donc pour arriver au fond c’est déjà un peu plus dur  même si l’été, avec la chaleur, les pelotes sont plus vives et tu arrives à taper au fond a peu près partout.  Jérôme, la longueur ne le gêne pas, il frappe fort. En revanche où j’en bave c’est l’hiver à Gernika, il fait 58 mètres et les pelotes ne sont plus celles de l’été... »

*Jean Olharan se blesse une première fois à Biarritz le 29 mars lors de la partie de championnat de France. Il reçoit une pelote dans le genou. La douleur ne l’empêche pas de continuer à jouer… Jusqu’au 10 avril  où elle se réveille. Il s’accroche pour ne pas rater les adieux à la pelote de son ami Imanol Lopez,  mais ce 13 avril est sa dernière apparition avant  les examens les soins et le repos complet.

Recueilli par Gérard Bouscarel

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