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Paul Caparrus: "à moi de jouer"

Qualifié à l’issue de « serie’s » en même temps que Clément Garcia, chez les avants et Théo Laborde, arrière comme lui, Paul Caparrus disputera du 2 juillet au 4 septembre sa première « Summer league » le « nec plus ultra » de la cesta punta. L’horizon se dégage devant lui, sur le plan de ses études tous les feux sont au vert, et sur si celui de la pelote c’était aussi son été.
28.6.2026
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Paul Caparrus aux côtés de ses potes, pas à côté...
Paul Caparrus aux côtés de ses potes, pas à côté...

Le cheveu en vadrouille est en mode vacances, plus long qu’à l’ordinaire, on pourrait penser qu’il prépare les fêtes, celles de Bayonne et alentours. Que nenni. Paul Caparrus, 21 ans depuis le 21 juin est en mode pelote, tout pelote, rien que pelote. S’il est venu au fronton extérieur du complexe ce dimanche c’est pour être aux côtés de ses partenaires de l’équipe senior de la Section, engagée sur le front de la 2ème série. Aux côtés, mais en short et claquettes, pas avec sur la cancha. A quelques jours désormais de faire ses grands débuts en « summer league »  pas question de se disperser, d’aller tenter le diable, non l’étudiant en école d’ostéopathie à Biarritz entend mettre tous les atouts dans son jeu. Le premier, il est de taille,  c’est d’avoir validé la troisième année d’un  cursus qui en comporte cinq. « En fait, explique-t-il c’est une année charnière très importante puisque tu dois aussi valider les deux premières... » Donc « les cahiers au feu, les livres au milieu » comme le chantait jadis Sheila, le prochain rendez vous avec l’école c’est dans trois mois, en octobre, d’ici là dans sa tête, toutes les cases vont sur la même connexion, elle s’appelle « summer league », et « cesta punta », c’est dix masters au pays des géants, c’est peut-être le départ de quelque chose, d’autre chose que cette médaille mexicaine du tête à tête chez les espoirs.

Une affiche « clin d’oeil » puis Erkiaga  

C’est déjà, il ne faut tout de même pas l’oublier, une qualification gagnée lors des « serie’s » qui réservaient trois places pour un avant et deux arrières, dans le tableau final. Si Clément Garcia, pour la seule place mis en jeu, s’est invité avec une aisance qui n’a pas autorisé un quelconque suspense, les arrières eux ont fait un tour dans le tambour de la machine à laver quand elle ne fut pas la machine à broyer. Paul Caparrus encore : « Vu le monde présent, très franchement, qui aurait parier sur Théo (Laborde, NDLR) et moi ? Pas grand monde j’en suis sûr. »

Bon, la roue ayant tourné dans le bon sens, le gros lot décroché, tournons la page puisque s’ouvre le 2 juillet à St Jean la « summer league » des trois frontons de chez nous et que se profile déjà  une affiche « clin d’oeil », le 7, elle associera deux des qualifiés Clément Garcia et Paul Caparrus pour s’opposer aux vainqueurs du « All Star » Eñaut Urreisti et Thibaut Basque. Voilà d’entrée une  occasion de chatouiller la hiérarchie, n’est-ce pas, mais c’est costaud, « qu’est-ce qui n’est pas costaud à ce niveau là » retourne d’un joli revers l’arrière de la Section paloise. Trois jours plus tard, le 10, à Pau, chez lui, c’est avec Aritz Erkiaga qu’il ouvrira la « Cesta Pau cup », la Section paloise ne pouvait pas rêver mieux, ses parents, proches et amis non plus, le public pas davantage. Et lui, ?

Très franchement cette qualification, plus un avant nommé Erkiaga pour débuter à Pau, ce sont deux magnifiques cadeaux non ?

Paul Caparrus :- « Oui bien sûr, mais la qualification ce n’est pas un cadeau, je l’ai gagnée et si je suis là c’est que je l’ai mérité, du moins je crois. Quant à jouer avec Aritz Erkiaga  oui c’est le top. La seule chose qui aurait pu surpasser ça, c’est de tomber avec Jean Olharan, deux palois ensemble chez eux ça avait de la gu… aussi (il sourit franchement) mais bon Erkiaga, je prends volontiers. »

Est-ce que jouer avec un avant de cette trempe, est très différent de jouer avec quelqu’un de moins référencé ?

P.C :- « Oui mais non, aussi… Oui, parce que inconsciemment ça te met un surcroît de pression, mais non parce que en même temps c’est de la bonne pression. »

Tu as joué le All Star 2025 avec lui mais c’était en quiñiéla, ça n’a donc  pas grand-chose à voir.  Par contre Aritz n’est pas un grand causant, il n’exprime pas souvent grand-chose dans ses attitudes est-ce que de l’intérieur on le ressent comme ça ?

P.C :- « Non ce n’est pas l’homme des grands discours, pas l’homme des grands sourires,  même s’il est très différent dès qu’il rentre sur la cancha. Et puis, lui avec deux ou trois mots, avec deux ou trois petits signes, avec deux ou trois regards  il te fait passer ses messages et je crois pouvoir dire que dès qu’il joue avec un jeune il sait qu’il joue avec un jeune et c’est une force. »

Tu parles de jeunes donc très franchement est-ce que c’est une fierté pour toi  de jouer avec un monstre pareil ? »

P.C : « Alors très franchement oui. Je n’ai jamais joué contre Lopez ni Goïko or ils sont retraités. J’ai raté le coche en 2023 à Biarritz lors de l’open d’octobre qui préparait le mondial des moins de 22 ans. Avec Bénétrix si on bat les frères Soro on joue Goïko-Lopez en finale, mais on perd 3-5 à la belle ! Au moins j’aurais joué avec Erkiaga et c’est d’autant plus une chance  qu’il a tout de même fêté 39 ans le 9 juin, qu’il a été blessé l’an dernier  et qu’il n’est donc pas certain qu’il fasse encore beaucoup de « summer league » ou de « jaï alaï league » qui sont très exigeantes. »

La question pas gentille : Erkiaga ne va pas gagner tout seul, il va aussi compter sur son arrière ?

PC : - « La question n’est pas méchante, bien sûr qu’il va falloir que je fasse mes parties que je joue à un bon niveau, c’est dans ce but que je vais jouer, être le meilleur possible et si possible gagner. D’autant que sur les derniers tournois Aritz montre qu’il compte sur son arrière, mais en même temps je ne fais pas de soucis, s’il faut mettre un « deux murs »  il va le mettre  sans rien demander à personne. »

Si la question n’est pas méchante, on en essaie une autre: est-ce que cette exposition de juillet à septembre, avec le public, les télés, n’est pas l’occasion de montrer que tu peux franchir un pallier ?

PC : « Bien sûr que si. Plus vite je progresserais et mieux ce sera, cela dit l’éclosion des arrières est souvent plus tardive que celle des avants. Regardez Thibaut (Basque) Jullen (Oyhenard), Jérôme (Portet)  c’est à 26-27 ans qu’ils ont atteint leur meilleur niveau. Bien sûr, il y a le contre exemple avec Gorka Sorozabal qui est en avance par rapport à eux mais la règle générale c’est tout de même celle là. »

Voilà deux ans que tu appartiens au pôle performance de St Jean de Luz est-ce que tu penses que c’est une expérience positive ?

-PC : -« Et plus que ça ! Je crois très honnêtement, que c’est ce qui nous manque à la pelote. Il en faudrait un partout. La structure du club est parfaite depuis l’école de pelote jusqu’aux juniors, les éducateurs sont de qualité, tu travaille bien. C’est après que tu te retrouves seul… Le pôle qui est né sur une idée de Frédéric Cadet c’est qujatre entraînements par semaine deux techniques les lundis et mercredi soir, deux physiques le mardi et jeudi soir, plus une préparation mentale une fois par mois sur rendez vous, plus un accès la thalasso et puis les cours c’est tout de même Eric Irastorza, Fifi Etcheverry, et désormais Danny Erdocio, donc ils savant de quoi ils parlent non ? En un mot c’est un environnement très pro. »

Gérard Bouscarel

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