Deux couronnes sur le gâteau des 20 ans

Il y a des gâteaux sur lesquels, la famille au complet est heureuse de poser une cerise, la preuve c’est que l’expression est rentrée dans les mœurs. C’est le plus souvent à l’occasion d’une belle cérémonie, un anniversaire par exemple. Et le complexe de pelote du boulevard Cami Salié en fêtait un, justement, celui de ses vingt ans, le bel âge dit-on. C’est une certitude pour lui, magnifique bâtiment qui n’a pas la moindre ride, qui n’a pas le moindre concurrent, qui reste unique, donc exceptionnel, et qui donne à son locataire privilégié, la Section Paloise le droit de siéger à la table des grands de la pelote. Elle ne s’en prive pas rassurez-vous, ne manquant jamais l’occasion de rappeler que si la pelote est basque, elle n’hésite jamais à en réclamer une part.
Cerise, cerise et cerise
Et pour les vingt ans du complexe, la pelote paloise que conduit si bien Gérard Pierrou et son équipe avait mis, bien évidemment, les petits plats dans les grands, le foie gras au frais, le confit au four, le brebis en fines tranches, le café plus gourmand que jamais, la sangria blanche, marque de fabrique du « Pilota » de l’ami Lavigne dans les glaçons. Elle ignorait encore qu’elle poserait cerises, cerises et cerises sur le gâteau.
Quand les presque 200 convives investirent le jaï alaï, la cancha avait des allures de « sidrerie », on allait boire au fond, on allait manger au milieu sur des tables se prolongeant sans rupture, on ferait la musique de l’autre côté et on regarderait le match de rugby de face sur le grand écran de « Créa Sud communications ».
Hommage à André Labarrère
Oui, quand on dit les petits plats dans les grands, on inclut le maître des cérémonies, Eric Dournès qui n’avait pas oublié, parce qu’il n’oublie pas l’ami Eric, qu’il était là il y a 20 ans déjà quand il pilotait l’inauguration. C’était déjà l’occasion d’une pensée, grosse pensée, à la mémoire de celui qui n’allait pas y survivre très longtemps, « Nouste Dédé », bien sûr, André Labarrère, auquel nous étions quelques uns à dédier un vrai clin d’œil.
Le long cortège des invités à la table des 20 ans n’avait eu qu’à traverser le hall séparant le trinquet du jaï. C’est là dans cet espace clos, vitré d’un côté, et plein de « bizarreries » comme le filet , le xilo, le tambour, ailleurs que l’on joua l’acte 1 des cérémonie, un France-Espagne de main nue en 40 points.
Sanchez le retour
On y vit des voisins conquérants et on se réjouit que déjà, à sa troisième partie, au sortir de neuf mois d’inactivités pour cause d’opération des épaules, Luis Sanchez le navarrais de 29 ans soit revenu à ce niveau lui qui est l’un des maîtres de cette spécialité, la plus ancienne mais aussi la plus ingrate de toute la pelote parce que la plus dure … On se réjouissait aussi de ce que deux jeunes français, dont un champion du monde espoir portent beaux, aient aussi des profils de gendres idéaux. Bref l’accord Pierrou-Maïté était un bon accord et le gâteau recevait sa première cerise.
L’attachement des élus
Les autres, toutes les autres tombèrent par grappes, à flot continu, celles que l’on attendait, celles que l’on attendait pas ! La partie officielle d’abord de grande et belle tenue avec un président Pierrou remontant les méandres torturées de l’histoire de ce complexe dont il fut l’un des artisans, chacun le savait ici, mais dont il partagea la naissance avec bien du monde, du beau monde. Et si ce président à nul autre pareil, ce leader d’une triplette de Pierrou solides timoniers, put se féliciter d’une chose, une seule, c’est bien de la reconnaissance de son sport à travers la cohorte des élus qui ne passèrent pas seulement lui faire une visite de politesse mais qui partagèrent bel et bien le repas de gala à sa table après lui avoir dit leur attachement au complexe, à la pelote et à sa personne. Jérôme Marbot et sa première adjointe Nathalie Cabannes conduisaient cette bien belle délégation de Nicolas Patriarche, à Claude Ferrato en passant par Eric Saubatte, bref des gens plaçant leur fidèle amitié au dessus d’une simple élection.
Un Aviron baîllonné
Une nouvelle et grosse cerise, celle-là tomba sur le gâteau entre 16h30 et 18h avec la rouste des autres « vert et blanc », ceux de l’ovale, flanqué aux « bleu et blanc » d’un Aviron plus bâillonné que bayonnais… Devant l’écran de « Créa Sud » aussi géant que la Section ce ne fut que ravissement et cris de joie. Il n’y eut, qu’au relais de cette retransmission, le groupe « Papel Mojado », en rouge et noir sur la scène pour faire plus de bruit que les supporters palois durant le match. Mais quand la musique est bonne, n’est-ce pas on pardonne et puis à force, le « rouge et le noir » plus le « vert et blanc » ça va donner des idées, hein ? On rêve ? Oui oui, mais si on ne rêve pas quand on a vingt ans, quand est-ce qu’on rêve ? Et puis, à force de rêver il arrive que le rêve devienne la réalité, alors… Bon on vous agace alors cessons de vous agacer et revenons à nos cerises. Car les deux plus belles, les deux plus rouges, les deux plus grosses elles venaient de la côte basque, là où deux duos « vert et blanc » de grand gant étaient privés d’anniversaire pour une noble cause, celle d’une finale de championnat de France !
Et deux titres s’il vous plaît deux !
Nos seniors de 3ème série et nos jeunes M16 ….Qui n’avaient ni l’un ni l’autre les faveurs du pronostic, pour jouer contre les locaux landais à Hossegor pour Fabrice Cantos et Didier Lagourgue, et pour retrouver une équipe de St Jean de Luz mieux classée qu’ils ne l’étaient et les ayant dominé lors des poules pour Lois Bellocq-Brognard et Alexandre Pouts. Mais nos séniors ayant comme des grands montré la voie en remportant de haute lutte ce challenge national, nos deux collégiens en 3ème à Billère et Morlàas, ont suivi le sillon ainsi traçé et sont devenus champions de France, une première dans l’histoire du club. Et une première d’autant plus remarquable que nos deux complices battent en finale le numéro 2 du classement après avoir battu le numéro 1 Bidart en demi finale. C’est ce qui s’appelle créer deux exploits coup sur coup et qui leur a valu un grand coup de chapeau du président Gérard Pierrou, un autre de leur coach Christophe Pierrou et puis aussi quelques gouttes de champagne, mais ça c’est uniquement parce qu’il n’y avait plus ni gâteau ni... cerises à manger elles avaient été dévorées au fur et à mesure qu’elles tombaient, comme autant de cadeaux dont les 20 ans du complexe se souviendront longtemps…
Gérard Bouscarel et Raymond Cazadébat
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