Bilbao, la punta d'un autre monde

eureux les basques de Biscaye jouant à la cesta punta ! On ne sait si Gérard Pierrou, qu’accompagnaient Philippe Othaburru et Jean Pierre Caparrus s’est fait cette réflexion en quittant l’immense parking privé et souterrain où vous ne rentrez et ne sortez que si votre véhicule et ses passagers ont été enregistré auparavant, on ne sait mais ce dont on est certain c’est qu’il venait de vivre une longue matinée en immersion dans le monde d’une spécialité qu’il défend becs et ongles, pour laquelle il travaille sans relâche, qu’il fait avancer le plus vite qu’il le peut, et dont il reste malgré tout à des années lumière…
« Exceptionnel et historique »
La raison ? Elle porte un nom, un seul, EITB, « Euskal Televista » soit plus francisé, la télévision basque ! Les premiers pas dans cet univers de béton, vous éclairent, un logo bleu gigantesque frappé des lettres ETB occupe tout un pan de mur et vous annonce la couleur, ici tout est fait en grand...
C’est dans ces locaux que deux escalators desservent, qu’étaient conviés les joueurs et les dirigeants de la Ligue pour ce qui a été décliné en langue basque, puis en castillan, comme un évènement « exceptionnel et historique, » a dit le chef du département sports en parlant de l’accord de 4 ans, d’octobre 2026 à Octobre 2030, signé entre la chaîne basque, leader sur l’information sportive, et la « jaï alaï league » représentée par le directeur général d’Eraman.
Cadet : « promotion insuffisante »
De la sorte tous les tournois se disputant au pays b asque espagnol, aux USA aussi, (19) bénéficieront-ils d’une couverture télévisée mais aussi de la promotion habillant le produit. La « summer league » de chez nous, avec St Jean, Biarritz et Pau n’est pas en reste nous direz-vous puisque Canal Plus retransmet et quatre fois plutôt qu’une toutes les finales oui mais car, il y a un grand mais, la production est à la charge des clubs, quant à la promotion, « elle est largement insuffisante » commente Frédéric Cadet le porte parole du clan tricolore, dont le crédit est d’autant plus audible qu’il n’est pas du sérail mais intervient en tant qu’organisateur privé.
Déjeuner privé
Tenez, à Bilbao, au siège de la télé, la conférence de presse tenue pour la signature de cet accord, s’est déroulée selon la tradition espagnole c’est à dire que les petits plats avaient été mis dans les grands, qu’il ne manquait pas un bouton sur la couture du pantalon et, quand elle s’est terminée, les palois et Cadet ont été conviés à rejoindre l’un des salons d’honneur de la chaîne pour un déjeuner en présence du directeur des sports, son assistante, la directrice de la production, le directeur d’Erraman et son manager général Iñaki Goïkoxea, l’une des légendes de la cesta punta. Le temps du repas, à quatre reprises, les convives ont pu voir, sur écran géant s’entend, le résumé de la dite conférence, un reportage chaque fois différent…
Caisse de résonance
Elle avait eu lieu dans l’un des auditoriums de EITB sous la présidence de Andoni Aldékoa, le grand patron de la chaîne et en présence de la très imposante délégation de joueuses et joueurs appelés à poser sur les coussins d’une estrade à trois rangées pour une photo de la famille qui célébrait l’évènement. Ce n’est pas la seule différence soit, mais dès lors qu’elle touche au portefeuille, elle prend de l’épaisseur. Quant à la présence d’une aussi imposante délégation d’acteurs de la « jaï alaï league», ne cherchez pas « Eraman » en possède l’immense majorité dans ses rangs, si ce n’est sous contrat, alors le jour où le grand patron, Gaïzka Muniategi est assis à la droite du PDG de la chaîne mieux vaut faire bonne figure et ne rien avoir oublié…
La télé n’est pas la seule différence existant entre les puntas des deux côtés de la frontière. Elle est de taille car si elle a très certainement un intérêt à retransmettre de la cesta punta, c’est que la cesta punta lui offre une caisse de résonance…Les « winter series » de Guernika remplissent leurs 1800 places en deux jours de réservation, « l’Iron Cup » de Bilbao, trois ans d’existence seulement, ont fait « no hay billetes » pendant trois jours, soit 9000 vendus…
Troisième audience, 80 journalistes de sport
L’un a-t-il fait l’autre, l’autre a-t-il fait l’un, c’est l’éternel histoire de la poule et de l’œuf… En attendant d’éclaircir ce mystère la cesta punta de chez nos voisins a quatre années ensoleillées à vivre adossée à cette chaîne de télévision dont la rédaction sportive fait état de 80 journalistes et qui se félicite d’être la troisième en matière d’audience générale, derrière la chaîne nationale et Antena 3.
Si elle bénéficie des mêmes soins que la délégation palo-luzienne, elle risque fort d’être gâtée puisqu’elle a eu droit à une visite privée des différents îlots, se succédant derrière les vitres d’un interminable couloir, avant de passer derrière le grand rideau qui mène au studio du service des sports… Si en longeant ces couloirs qui menaient jusqu’à ce plateau des directs aux équipements sidérants, nos dirigeants s’étaient amusé à compter le nombre d’ordinateurs qu’ils ont croisés, ils y seraient encore…
Gérard Bouscarel
Lire plus
Découvrez notre boutique officielle
Équipez-vous avec nos articles officiels : maillots, sweats, pantalons, sacs et plus encore, pour soutenir votre équipe avec style !











