Baptiste Etcheverria, rebond à Pampelune

t à Pampelune l’un des clubs omnisports de la ville de fort tonnage. Il compte seize sections dont le football qui est la locomotive, ce n’est pas une grande surprise, et puis bien évidemment en Navarre une section pelote basque forte de plus de 200 joueurs. « Oberena » c’est encore, traduit du basque, « le meilleur » ce qui impose à toutes ses composantes quelques responsabilités d’engagement et d’investissement. « Oberena » c’est encore le club pour lequel Baptiste Etcheverria, le joueur de paleta cuir et de pala corta de la Section paloise, s’est engagé récemment.
La pelote depuis toujours
Le Pays Basque ce n’était pas le premier choix de l’enfant d’Oloron qui adopta très jeune la pelote, « dès que j’ai pu marcher » rit-il aujourd’hui. Très certainement que cette passion trouve ses racines dans le giron familial, Jean François le père de Baptiste est si attaché à la pala la plus lourde de la pelote, qu’à 66 ans cette année, il a encore accepté de faire plaisir à un copain et s’est engagé pour le championnat de 3ème série.
Non, quand il a quitté Moumour pour signer définitivement à la Section, en 2024, lui qui y jouait en extension ce n’était pas pour signer une licence en Espagne, deux saisons plus tard, mais nécessité faisant loi il lui a bien fallu trouver un partenaire jouant à l’avant pour pouvoir jouer. Sinon, la deuxième solution c’était de ne rien faire et ça il ne voulait pas en entendre parler cet adorable passionné aux qualités humaines au moins égales à ses capacités sportives. « Surtout pas l’année des championnats du monde qui donneront lieu à des journées de pré-sélections.»
La solution menait en Navarre
Baptiste Etcheverria connaît suffisamment bien le paysage national pour savoir d’emblée qu’il serait plus que compliqué de trouver cet avant autour de lui. Très vite il a compris qu’il lui faudrait élargir le champ de ses investigations, et c’est tout naturellement vers l’autre côté de la frontière qu’il s’est tourné. Il le fit d’autant plus aisément qu’il manie bien la langue de Cervantes, et qu’il a aussi des attaches plus personnelles chez nos voisins…
L’opportunité « Obéréna » se présenta assez vite, le club de la Navarre faisant face à une telle opposition sur son sol où les clubs sont en nombre, qu’il ne voyait pas d’un mauvais œil l’arrivée d’un joueur de qualité et d’un garçon bien sous tout rapport. C’est à la mi- décembre qu’eut lieu la première rencontre, après que la solution administrative ait été trouvée, Baptiste Etcheverria, pala sous le bras, ou, c’est plus judicieux dans le coffre de la voiture, alla s’entraîner sous forme de test. « Ils ont été contents, moi aussi de leur accueil et des structures du club » il n’en fallait pas plus pour que Baptiste multiplie les allers-retours, « ça tombait très bien, j’étais en congé du 23 décembre au 7 janvier. »
La tête sur les épaules
La suite ? Le jeune homme de 25 ans l’a d’ores et déjà anticipé, en posant « huit demi journées les vendredis » tant et si bien qu’il est dès le jeudi soir à Pampelune pour les entraînements du club et qu’il y reste jusqu’au dimanche soir, après les parties de cuir et de corta des deux championnats qu’il va disputer, la ligue basque et le national.
L’obstacle auquel Baptiste Etcheverria pourrait se heurter, c’est la route, mais il le balaie d’un revers de la main, « j’y suis habitué vivant à Oloron et travaillant à Pau »… Pas simple de doucher l’enthousiasme de celui qui, après avoir obtenu son BTS puis sa licence en « Instrumentation, automatisation et régulation » travaille, à la cité Multi média, dans un bureau d’études en maintenance pétrolières, comme quoi on peut aussi avoir la tête bien posée sur les jambes en faisant du sport…
Le neveu d’Indurain comme premier partenaire
Et ce n’est pas ce qu’il a découvert en matière de rigueur sportive, de travail, de structuration qui va lui faire regretter son choix. Le groupe du cuir à Oberéna, c’est une quinzaine de joueurs qui sont en concurrence tous les jeudis soir. « Nous avons un créneau de 4 heures, de 18 à 22 heures, et chaque jouer tape environ une heure, sous les yeux de l’entraîneur qui suit toute la séance et qui communique les duos à l’issue. Il y a chaque fois six groupes, deux titulaires, un remplaçant, constitué pour les parties du week end, celle de paleta cuir enchaînant tout de suite après celle de corta.
Le dernier bonheur de Baptiste Etcheverria ? Il était titulaire pour l’ouverture du championnat contre « San Juan », autre entité omnisports de Pampelune, son partenaire était un local, Diego Urdanoz et le remplaçant n’était autre que Juan Indurain, le neveu du roi Miguel, le coureur cycliste devenu une icône au Pays Basque.
Gérard Bouscarel
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