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VII- "On est assis sur la place"

Le complexe de pelote n’a pas fait école, non seulement il est toujours le seul en France à pouvoir proposer des paris(*), mais surtout il est toujours le seul et en Europe cette fois à proposer toutes les spécialités sur un seul et même lieu.
21.3.2026
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Quand il prend le temps, ce n’est pas souvent, tant il est d’abord un homme d’action, de jeter un œil derrière lui, de regarder dans le rétroviseur, Gérard Pierrou, appuie son coude sur la table, pose sa main sous le menton et tel un penseur, ou mieux un sage, souffle « 20 ans » ! Comme si cette double décennie était allée trop vite, à moins que le kaléidoscope de tout ce que le complexe a vécu, abrité, proposé,  défile en boucle dans sa mémoire que l’on sait fidèle et sûre.

Le complexe comme le palais

Un peu à l’image de son homologue Pierre Seillant, longtemps son voisin, qui disait volontiers combien la construction du Palais des sports  lui avait permis de prendre dix ans d’avance sur tout le monde, Gérard Pierrou sait bien que cet écrin lui a permis de rétablir l’équilibre avec ses rivaux basques, de les dépasser dès lors qu’on s’adresse à une compétition multi-disciplines ! Le meilleur exemple est  aussi le plus récent: quand la Fédération Internationale de Xavier Cazaubon,  rajoute à son calendrier  une rencontre « Europe-Amériques » elle se tourne immédiatement  vers Pau et son complexe. Et Pau ne se fait pas prier pour saisir la pelote au rebond  quand bien même les risques d’essuyer les plâtres d’une première existent bel et bien. On sait que le savoir faire palois porté par un très large investissement humain a franchi l’obstacle haut la main, mais là n’est pas notre propos.

Le 16ème mondial est palois, le « Graal »

Pour être un gros morceau, cet Europe-Amériques, n’est pas le rendez-vous pelote  le plus prestigieux  qui se soit tenu sous les cintres du complexe. Le « Graal » c’est ce mondial, 16ème du nom,  mais le premier qui, organisé en France, échappe au Pays Basque ! Nous sommes en 2010, le complexe a quatre ans  et il est candidat à l’organisation des championnats du monde. Le dossier que partent défendre à Biarritz, Yves Uriéta maire de Pau et Gérard Pierrou est solide, si solide qu’il fait l’unanimité devant Jean François Pascassio président et la commission de la Fédération Française, puisque c’est elle qui a reçu délégation de l’internationale pour l’organisation de l’évènement. Soyons tout à fait juste, Pau déléguera quelques épreuves aux frontons d’Oloron, et de Lescar, mais elle sera le cœur de l’épreuve et son village de tentes, version immense bodéga  fera un tabac, le même que les épreuves, il y en a eu 14 concernant 19 nations !

« Le top 14 de la punta »

Le complexe palois a désormais ses lettres de noblesse, il est un incontournable dans le paysage de la pelote française  et comme en matière d’organisation il a de l’appétit, il ne se refuse pas grand-chose, surtout pas le droit d’aller frapper à la porte de ce qui se fait de mieux en matière de cesta punta.  « Nous avons intégré, il y a cinq ans, le top 14 de la punta » se plaît à marteler le président quand il parle de la « summer league » que partagent les « Internationaux » de Saint jean de Luz, le « Gant d’or » de Biarritz, la summer league que prolonge la « Jaï alaï league.» côté basque espagnol.

Le top 14 de la punta, c’est tout au long de l’été  un feuilleton qu’animent les vingt meilleurs mondiaux, ceux là même qui traversaient l’Atlantique auparavant quand les dollars US étaient les maîtres du jeu...

La plus belle réussite

Gérard Pierrou et son vice président, également référent  « punta » au club Jean Marc Olharan, sont-ils convaincus que c’est leur plus belle réussite ? Il suffit d’écouter le président  pour obtenir la réponse: « Je n’imagine même pas les étés à Pau sans la « Pau Cup », c’est aujourd’hui inimaginable ! Il y a bien la place libre qui joue mais elle tourne tout de même au ralenti. La punta c’est gratifiant pour le public, c’est hyper important pour l’école de pelote qui voit les plus grands évoluer, c’est un défilé de champions du monde, c’est la télé... » Et comme il a le sens de la formule le président, il conclut : «  oui, on est assis sur la place ! »

(*) Les paris ne sont plus d’actualités aujourd’hui, mais le dossier n’est pas enterré.  

Gérard Bouscarel

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