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Thibault Basque, l'nterview

Thibault Basque s’est engagé sur la voie des « slam » et il entend bien y figurer le plus haut possible, il sera ensuite sur le front de la « jaï alaï league » qui elle, établit le cumul de tous les tournois joués sous son égide en France, au Pays Basque espagnol et aux États-Unis avant de désigner les deux meilleurs joueurs de l’année. Le championnat du monde ne sera plus alors qu’une question de jours…
20.8.2026
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Thibault Basque
Thibault Basque

Son grand-père était un joueur de main nue mais il n’y avait pas de main nue à Bidart dont il est un enfant qui rêvait de marcher sur les traces d’Eric Irastorza mais que la fin des études et un vrai boulot attachèrent au pays. Son frère aîné jouait au grand gant et ça lui allait mieux alors il en enfila un  dès son plus jeune âge  et trouva bien plus de copains d’école pour jouer avec lui. Il n’ a jamais cessé de jouer depuis et puis la réussite a encouragé la continuité jusqu’à faire briller très haut les couleurs de la « Kostakoak » du président Garcia. Thibault Basque est revenu au premier plan de l’actualité (en avait-il disparu?) avec sa sélection en équipe de France pour le deux contre deux du mondial. Mais il est aussi au premier plan de l’actualité paloise puisque une demi finale de « slam » à St Jean est aussi un vrai Kostakoak- Section Paloise, Soit Garcia-Basque contre Olharan-Portet, et puis le 28, il revient à Pau pour jouer avec Jean Olharan la demi-finale de la Pau Cup, dont l’enjeu sera un billet pour la grande finale du 4 septembre .

Il a bien voulu nous ouvrir les portes de son jardin.

Thibault, une question taquine pour commencer, tu perds à Biarritz contre Barandika, tu gagnes à Saint Jean le lendemain avec lui, est-ce qu’il est aujourd’hui l’arme  absolue ?

-Th. B: « Xabier, c’est un très grand joueur personne ne l’ignore. Il évolue actuellement en pleine confiance, il en a accumulé beaucoup, il est donc très régulier et arrive à faire des différences. Il a aussi une expérience qui lui permet de gérer au mieux les parties et de ne pas perdre cette confiance accumulée.  Est-ce que c’est le nouvel Erkiaga ? On le lui souhaite, mais il n’est pas imbattable pour autant, les joueurs qui le tiennent sur le plan physique peuvent lui faire mal, un garçon comme Clément Garcia sur cette summer league a été dans ce cadre là. Le verdict des « Slam » sera intéressant à cet égard. »

Sans présager de la campagne des « slam », sur ta « summer league » tu dresses un bilan de quelle nature ?

-Th.B : «  J’en suis très satisfait, on me disait très en retard mais c’était lié à la programmation, j’ai joué beaucoup de tournois sur la fin de la « summer league ». Personnellement je ne me suis jamais inquiété de ma qualification, l’objectif c’était de me qualifier et après que tu sois premier ou quatrième arrière  ça ne change pas grand-chose. Bien sûr une fierté s’attache au fait d’être premier et c’est tout naturel. Par contre les titres c’est à la fin qu’ils sont distribués.

Ton regard sur les « slam » et tes tirages ?

Th. B : « Les paires sont de nature à me donner confiance. Je joue avec Barandika à St Jean, c’est un fronton qui me va très bien et Xabier est en ce moment en grande forme. A Biarritz je joue avec Clément Garcia, on est tous deux du même club, je le connais très bien, c’est un gros bosseur, il est physique. Enfin à Pau le jaï me va aussi très bien  et puis avec Jean (Olharan, ; NDLR) ça se passe toujours très bien. »

Où en es-tu au classement de la jaï alaï league (*)

Th. B : « Je pense que Gorka Sorozabal doit être en tête du classement des arrières et que je dois être second derrière lui, je ne suis pas tous les jours à me dire, « j’ai gagné je dois remonter, j’ai perdu  j’ai du descendre, non ça ne se passe pas comme ça dans ma tête. Ce que je sais c’est que Gorka n’étant pas qualifié pour les « slam » je devrais   pouvoir le devancer. Donc je devrais être qualifié  pour le dernier final four de Saint Sébastien* »

Comment classes-tu  cette saison sur l’ensemble de ta carrière ?

- «Je suis très content de ma saison et des précédentes aussi . Je suis flatté de ce que l’on me dise que je suis régulier dans la performance, Je suis un compétiteur donc je veux toujours aller vers le haut et y performer toute l’année. Toute l’année ça veut dire l’équipe de France, les championnats du monde...Je suis serein, j’accumule de l’expérience et j’ai fait des progrès sur la gestion des parties »

Est-ce à dire que tu as changé quelque chose dans ta préparation ?

-Th B : Non ce qui a changé  c’est qu’il y a désormais le pôle performance de St Jean de Luz qu’animent Eric, Phiphi et Dany (lisez Irastorza, Etcheverry et Erdocio)  et c’est un regard différent. Les chiffres parlent, sur les huit qualifiés, quatre arrières sont du centre, deux avants également ! Le travail paie incontestablement et s’il y a encore beaucoup de choses à améliorer le niveau monte ? »

Est-ce que de ton point de vue l’écart se réduit vis à vis de nos voisins  basques espagnols ?

Th B ; « C’est la compétition qui le dira, il y a le championnat du monde bientôt, on verra si on arrive au bout. Je crois que le potentiel est là. La retraite de monstres sacrés comme Eric Irastorza,, Imanol Lopez font que les cartes sont redistribuées, il y en a plus à jouer... »

Est-ce que ce championnat du monde  il trotte déjà dans un petit coin de ta tête ?

Th B : « Oui et ça fait bientôt un an et demi qu’il est dans ma tête. Il l’est depuis Gernika et la défaite avec Ludo  (Lmaduche, NDLR) lors de la Ligue des Nations. Ce jour là nous étions très proches, alors pourquoi ne pas l’être encore davantage  au mondial ? C’est un rendez-vous crucial et pour moi c’est un objectif. L’expérience et la confiance que j’engrange  elles sont pour servir dans ce but. »

Tu n’étais pas de l’équipe de France pour Biarritz 2022, est-ce que tu es revanchard ?

Th B : « Pas le moins du monde, la page est tournée. Avec le sélectionneur Phiphi Etcheverry que j’apprécie  par ailleurs  nous n’avions pas les mêmes visions à l’époque, nous avons échangé et tout est clair.

Bien sûr que c’est dur de ne pas être retenu, mais si c’est dur pour moi  ça l’est pour les autres aussi. Le tout c’est de digérer et de rebondir. De se dire que peut-être ai-je fait à l’époque une mauvaise analyse de mon niveau de jeu. »

Revenons chez nous à l’actualité du moment, est ce que tu partages l’analyse selon laquelle cette « summer league » serait la plus équilibrée de toutes ?

Th B : « Pas tout à fait, les années précédentes aussi, c’était équilibré, je crois par contre que c’est celle où il y a eu le plus de surprises. Que des joueurs de la trempe de Gorka Sorozabal ou de Unaï Lékerika ne se qualifient pas ça frappe obligatoirement l’esprit des gens. Ils ont eu du mal au départ et ne se sont pas rétabli.

Après on ne peut que se féliciter de voir pousser des joueurs comme Guillen Oyhenard qui touche les dividendes de son travail,  des joueurs comme Clément Garcia, que je connais très bien puisque c’est un coéquipier. En plus d’un très gros physqiue il bosse très dur.  On évoquait il y a deux secondes l’équipe de France qui est la finalité, pour progresser et augmenter le niveau on aura besoin de tout le monde. Bon, je vais pousser un peu moins pour Guillen car si lui  monte trop c’est pas top pour moi... (rire)»

Recueilli par Gérard Bouscarel

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