Pau cup, Olharan-Basque conquérants
Il y avait jeudi soir, non pas deux palois à Saint Jean de Luz pour le première demi-finale du troisième master des Internationaux, mais trois !
A Jérôme Portet et Paul Caparrus qui s’opposaient sur la cancha s’étaient ajourés Jean Olharan ! Non pas pour supporter l’un ou l’autre de ses copains de club, il aurait eu beaucoup de mal à choisir mais pour faire strapper son biceps droit. C’est à Biarritz lors de l’échauffement avant la finale que le muscle avait été contracturé. Rien de bien ennuyeux affirmait le palois mais à 24 h heures de son rendez-vous palois et au rythme où apparaissent désormais les pépins physiques dans l’actualité de la « Summer league » il y avait matière à observer de près le comportement du champion. D’autant que dès lundi il sera de nouveau sur la cancha aux côtés de Paul Caparrus cette fois.
Un biceps protégé
Le bras de Jean Olharan s’est offert une friandise sur sa cancha, celle de faire deux « pasa » de suite ce qui fait une faute entière et un point cadeau offert à l’adversaire. Mais le bras a tenu, « en ayant mal parfois » mais il a tenu. Et puis ce n’était qu’un échange de politesse, Emeric Libnois l’ayant devancé en fautant deux fois de suite lui aussi au delà de la ligne numéro 7. Ce n’est donc pas ça qui a influencé le résultat de cette demi-finale que le local de l’étape et son arrière Thibaut Basque ont bouclé en deux manches (15-9, 15-13) ce qui leur permet de se relancer au classement général de la « Summer league » ce dont ils avaient bien besoin l’un et l’autre. Et puis aussi sans avoir à trop souffrir d’une concurrence qui au-delà d’un retour à 14-13 en fin de seconde manche n’a jamais trop paru en mesure de les déborder.
Le dernier mot pour Basque
Il revint à l’arrière de Bidart redevenu le numéro 1 français de clôturer la soirée de deux gestes de classe -un deux murs tentés de la ligne 9 – deux, puisque sur le premier Emeric Libois, autre sociétaire de la Kostakoak de Bidart, sauva la pelote d’une façon magistrale ce qui ne pertuba point plus que ça son aîné puisqu’il remit le couvert, et cette fois sans sauvetage possible.
Ainsi prit fin la demi-finale pour le plus grand bonheur d’un public qui prit rendez-vous avec son favori naturel pour la finale du 14 août prochain en ayant droit à l’un des plus beaux échanges de la soirée. Il y en eut d’autres bien sûr même si la partie ne grimpa point sur les sommets et si elle a montré à Emeric Libois que la patience était bien meilleure conseillère à ce niveau que sa fougue et son audace qui en font un joueur d’instinct avec un jeu à haut risque parfois. Il l’a payé cher à Pau où aux 7 fautes directes de la première manche s’en était ajoutée 5 de plus déjà, rien qu’au « tiempo » de la seconde.
Le coup était presque parfait
Encore dans le coup à 9-8, Libois-Sorozabal essuyèrent un vent de force 6 par la suite, 6 comme le nombre de points concédés et brisé par une seul unité (15-9) on était loin très loin du 3-0 initial.
L’épée de Damoclès suspendue au dessus de leur tête, les « rouge » étaient sommées d’une réaction violente en guise de quoi menant 2-1 ils essuyèrent une deuxième fois une grosse marée soit un 6-0 venu de leur précipitation et puis des fautes directes de l’avant « rouge ». 2-7 ce n’était pas le meilleure moyen de soigner le mal, ils le firent pourtant, Libois égalisant à 9 en prenant Olharan à contre pied, puis en restant collé au score (10-11, 11-12, 12-13 ) effectuant un match de traînard, comme on dit chez les cyclistes, pour essayer de surprendre tout à la fin… 13-14 sur une faute directe de Jean Olharan le coup était presque parfait si Thibault Basque n’était pas venu rappeler qu’il est notre meilleur spécialiste du poste d’arrière.
Gérard Bouscarel
Reportage photo Raymond Cazadebat
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