No items found.
En cliquant sur "Accepter", vous acceptez que des cookies soient stockés sur votre appareil afin d'améliorer la navigation sur le site, d'analyser l'utilisation du site et de nous aider dans nos efforts de marketing. Consulter les mentions légales pour plus d'informations.
Accueil
Actualités

Mondial argentin du 15 au 25 octobre: Nous aurons 4 chercheurs d'...

Les 46 tricolores sélectionnés pour disputer le mondial argentin qui fait une incursion en Urruguay, ont bouclé leurs valises: mardi matin c’est le décollage pour la capitale du pays du tango, via Madrid. Les 11 joueurs remplaçants restent sur place mais se tiennent prêts à parer à toute éventualité. La Section aura quatre prétendants à une médaille et six si l’on prend en compte les athlètes en extension. Nous avons rencontré les quatre mousquetaires...
11.10.2026
Partager cet article

Je suis le texte qui sera copié

Ils sont quatre, comme les mousquetaires, que Raymond Cazadebat, compte six, non sans raison puisque la puntiste Romane Mercadier, appaméene, passe toute son année à Pau et que si Benoît Chatelier, paleta cuir,  est lui licencié au Stade Toulousain, il est champion de France avec la Section et Ion Gavillet, c’est le système de l’extension propre à la pelote qui est en quelque sorte un prêt, extension qu’il prolonge d’une année pour défendre sa couronne avec l’avant palois cette saison encore.

Les quatre « verts et blancs », purs et durs, sont donc Jean Olharan, Lucas Hourçourigaray,  Damien Bécaas et Marie Laugié. et toujours selon l’ami Cazadebat, ils permettent à la Section d’établir un record, celui du plus grand nombre de ses joueurs (ses) qualifiés pour un mondial, c’est le 20ème de l’histoire.

Ils sont également quatre médaillables en puissance, ce en quoi  ils ne se projettent pas spontanément, respectant la glorieuse incertitude du sport  et arguant - à juste titre – que « les parties il faut les jouer ».

On se gardera donc bien de leur porter malheur en vendant la  peau de... vous connaissez la suite, mais c’est là un pronostic qui rentre dans l’ordre des choses et qui, s’il ne se réalisait pas appartiendrait au rayon de la déception…

Le mieux était donc de prendre la température  auprès de nos quatre  chercheurs d’… chut

Jean Olharan : « le 36m c’est aléatoire »

C’est l’une des nouveautés du mondial, l’introduction de la cesta punta en tête à tête en mur à gauche pour les hommes comme pour les féminines. Les athlètes retenus pour cette épreuve resteront donc à Buenos aires et ne connaîtront pas les joies du ferry pour aller en Urruguay. C’est au « Cenard », l’Insep argentin, que Jean Olharan débutera samedi 17 octobre face au représentant de l’Espagne, Baïlo. L’épreuve qui réunit les 4 pays qualifiés lors de la Ligue des Nations de Bilbao, se déroule en poule unique, soit trois parties et un classement qui envoie les deux premiers  en finale ! A Bilbao, justement Olharan et Erkiaga avaient dominé leurs deux rivaux (Espagne et Mexique) pour se retrouver en finale mais elle avait tourné court dès lors que le palois avait cassé son gant dès le deuxième points.

Va-t-on vers un remake ? Jean Olharan ne va pas si vite en besogne et reste sur ses gardes  le  plus sérieusement : «Non ce n’est pas si logique que ça, le 36 mètres c’est très spécial et très aléatoire, parce que c’est petit et que la dimension nivelle les valeurs. » Et s’il accepte que l’on considère le représentant Mexicain un ton en dessous, le problème reste intact à ses yeux avec Euskadi, Espagne et France soit trois pour deux places seulement !

L’avantage du palois  c’est qu’il a tout de même désormais une grosse expérience de ces grands rendez-vous lui qui enchaîne son 4ème championnat du monde et que s’il ne dispute que son second tête à tête international, il n’est pas seul dans ce cas l’épreuve étant une nouveauté peu répandue encore.

Quant à savoir, si le multi médaillé estime disputer, à 37 ans, son dernier  championnat du monde, vous repasserez, dans un large sourire,  il vous dira : « il ne faut jamais dire jamais »...       

Marie Laugié : « On lutte avec le Mexique »

La cesta punta féminine n’a pas un long passé avec le mondial puisque ce sera sa deuxième apparition en deux contre deux  et  ce sera une première en ce qui concerne l’épreuve individuelle . Notre paloise, ingénieure de formation mais ayant donné à sa vie professionnelle  une orientation bien différente était de ce premier mondial biarrot, elle qui  appartient au top 3 français de longue date  et il s’était terminé avec la conquête du bronze… Les puntistes filles peuvent elles rêver mieux quatre ans plus tard, Marie est catégorique « non, sauf bien sûr grande surprise.» C’est clair et net et c’est plus réaliste que défaitiste tant « l’Espagne et Euzkadi désormais, sont au dessus, nous en sommes les premières conscientes, nous les joueuses » ajoute-t-elle. L’objectif serait donc de jouer pour une médaille de bronze et là très certainement c’est le Mexique qui s’interposerait aux ambitions tricolores. La joueuse confirme : « Oui, on joue dans la même cour avec elles et pour être sur la boite,  comme à Gernika l’an dernier lors de la Ligue des Nations,  il faudra réitérer la même performance. Nous avions gagné en deux manches. »

Marie Laugié, reviendra-t-elle  avec une nouvelle breloque autour du cou ? On sait qu’elle serait de bronze, à priori, et ça lui irait très bien  pour tirer sa révérence à la haute compétition, c’est qu’à 37 ans  elle atteint un âge limite. Elle en tire deux conclusions : « Je suis ravie de partir en Argentine et j’entends profiter un maximum de cette nouvelle expérience qui est sans doute la dernière »  voilà  pour la première, la seconde maintenant : « J’ai besoin de consacrer plus de temps à mon entreprise de fabrication de madeleine,  car ça marche bien et je me développe…

Cancha ou fourneaux, Marie Laugié restera une femme de challenges…

Lucas Hourçourigaray : « Une autre couleur de métal... »

Le joueur d’Esquiule, véritable compétiteur, est, à désormais quelques heures du vol pour Buenos-Aires via Madrid, dans un état d’excitation que connaissent les sportifs qui voudraient que l’horloge tourne plus vite tant ils ont hâte d’y être et puis que ça commence… « Oui, je suis en forme, oui on a bien bossé ensemble privilégiant le travail en groupe au détriment des tournois, oui j’ai envie d’y être » Il n’ajoute pas et de jouer  puisque rien n’a filtré  quand aux paires qui débuteront : « c’est un choix de coachs liés à plusieurs  facteurs, le calendrier et puis le fait de Brefel et Necoll doublent paleta cuir et corta. »  précise Lucas lui qui collectionne les rendez-vous mondiaux depuis 2016, soit Barcelone, Biarritz, 2 fois et Bilbao et dont le souhait N°1 serait que «le métal de la médaille change de couleur ». C’est qu’à Biarritz 2022 comme à Bilbao 2025, l’argent avait un petit goût amer tant l’or n’avait tenu qu’à un fil. « C’est souvent comme ça au très haut niveau, un petit détail change  beaucoup de choses » précise Hourçou que le parcours Argentin doit conduire en demi finales, à minima.  « On ne peut pas se plaindre, nous héritons de la bonne poule avec Mexique et Portugal, quand de l’autre côté, bonjour, avec Argentine, Euzkadi et Espagne, c’est la certitude qu’un gros va aller au tapis ! » Qui de l’Espagne tenante du titre, Euzkadi qui voudra prouver qu’il est digne de sa présence, ou l’Argentine grosse nation de cuir et chez elle n’ira pas dans le dernier carré, c’est là l’un des premiers  grands points chauds de la compétition... Que Lucas Hourçou mais aussi Benoît Chatelier, membre du quatuor tricolore lui aussi éviteront à coup sûr… « les parties il faut les jouer » corrige aussitôt  le palois soucieux de respecter tous les adversaires quels qu’ils soient.  

Damien Bécaàs : « le potentiel on l’a »

Le puissant avant palois qui fait son retour en tricolore,  à pala corta, après  une pause qui lui fit manquer Biarritz 2022, dispute en Argentine la quatrième compétition mondiale de sa carrière après 2009, 2012 et 2017.  Il en est ravi et un peu surpris à la fois, «  je pensais honnêtement que le groupe qui avait bien vécu à la ligue des Nations serait reconduit » avoue le gaillard de 35 ans. Mais maintenant qu’il y est  il ne lui déplairait pas d’ajouter une 4ème médaille, objectif envisageable, à sa collection et qu’elle soit du même métal que les précédentes, c’est à dire du plud beau, d’or !!! Ambitieux Bécaàs ? Assurément mais convaincu aussi que cette « équipe de France possède le potentiel pour aller au bout ». Pas de soucis, en défiant l’Argentine d’entrée de tournoi, elle jouera déjà la première place de la poule de trois, les USA complétant le trio mais paraissant un ton au dessous des deux autres pays. Les choses se corseront ensuite en demi finale  puisque l’adversaire sera soit l’Espagne tenante du titre soit la fédération d’Euskadi qui aux yeux de Bécàas sera le « grand favori du championnat »,  mais en tout état de cause  « ce sera une grosse demi quel que soit l’adversaire » avance Damien Bécaas qui n’imagine pas un seul instant que la France puisse manquer le dernier carré : « ce serait un gros échec quand bien même le tournoi est très relevé avec quatre prétendants .»

Pour se donner un maximum de chances, la sélection tricolore a multiplié depuis deux mois les rassemblements, le dernier ayant eu lieu à Tarbes pour alléger  quelque peu le kilométrage des toulousains sélectionnés... « Physiquement, je suis au mieux, et sur le plan moral, je mesure la chance d’y être » ajoutait Damien Bécaas  à quelques heures de rejoindre le reste de la sélection tricolore qui décollait de Bilbao pour Madrid d’abord, avant le long vol jusqu’à Buenos Aires…

Gérard Bouscarel

Sur notre photo: le quatuor des sectionnistes qui briguera une médaille en Argentine

No items found.
No items found.

Découvrez notre boutique officielle

Équipez-vous avec nos articles officiels : maillots, sweats, pantalons, sacs et plus encore, pour soutenir votre équipe avec style !