Main nue le 18 avril: luis Sanchez le cadeau fait à Pau

Iker Espinal, le joueur de Pampelune, est encore en mesure de conserver le titre national par équipes conquis l’an dernier. Associé cette année à Baptiste Ducassou, il s’est qualifié vendredi soir à Anglet pour la finale du 26 avril prochain et le duo partira avec les faveurs du pronostic, en fonction de la forme actuelle de son arrière qui pourrait bien réussir le doublé, après son succès dans le tête à tête. Son partenaire de la finale victorieuse, Luis Sanchez, basque espagnol de Pampelune lui aussi, en revanche, n’a pas le moindre chance de viser le triplé dans la même spécialité du deux contre deux. Et pour cause, il a été battu au sortir de sa poule par le point avérage et n’a donc pas eu accès au dernier carré…
Ce sera France-Euskadi
Ce qui a fait le bonheur de Gérard Pierrou et de la Section pelote puisque ils héritent du fait de cette élimination, de la présence du grand navarrais de 29 ans. Luis Sanchez sera d’ailleurs la tête d’affiche du gala palois et le leader de l’équipe d’Euzkadi puisque la rencontre sera celle d’un France-Pays basque, on ne dit plus Espagne, depuis l’admission par la FIPV, de la nouvelle fédération d’Euzkadi !
Pau n’hérite pas de la moitié d’un Sanchez qui serait en perdition, non, c’est, au contraire, un athlète lancé, désormais à corps perdu à la poursuite de ses qualités qui fera équipe avec Eneko Maiz le 18 avril au complexe de Pau. Avec un objectif bien précis, être revenu à son meilleur niveau au mois d’octobre prochain à l’occasion des championnats du monde qui auront lieu à Buenos Aires.
L’arrêt en juin 2025
C’est d’ailleurs au cours des championnats du monde, ceux de Biarritz en octobre 2022 que ses ennuis physiques ont commencé. Il disputait la finale du tête à tête contre Baptiste Ducassou quand il s’écroula sur la cancha blessé à l’épaule, en tout début de deuxième manche. Il avait continué à jouer et bien jouer tant il est talentueux et puissant, mais jamais à 100 % de ses moyens. Et plus le temps avançait et plus il souffrait, jusqu’au moment où souffrant trop il a dit stop après le master du « Berria » à Haparren en juin dernier et préféré soumettre ses deux épaules au mains de la chirurgie. Elles furent opérées toutes deux à un mois d’intervalle.
Objectif le mondial
Les championnats de France qui se déroulent actuellement marquaient donc , neuf mois après, le retour de Sanchez sur les canchas. Il savait que ce retour à la compétition, ne serait pas une simple formalité, que la remise en route de la machine prendrait du temps. Le navarrais retrouvait donc la compétition sans une très grande prétention, simplement, ayant obtenu des chirurgiens l’autorisation de jouer, il se contentait de lancer sa course contre la montre. Et s’il n’a pas franchi le cap des poules, ce n’est tout de même qu’au point avérage qu’il était écarté des demi-finales. Alors si certains se plaignent que la saison est trop longue, Luis Sanchez lui, saute sur toutes les occasions offertes de jouer. Non seulement il a très faim le garçon qui a fêté ses 29 ans en mars dernier mais encore rêve-t-il de prendre une revanche sur le temps qu’il a perdu, du moins qu’il a passé dans les salles de récupération.
Un test de plus pour Mariluz
Et l’on sait dans le milieu de la main nue que c’est au sommet de la hiérarchie qu’il entend monter de nouveau, ce qui n’est pas sans réjouir les gens d’Esku Pilota, l’association qui gère la spécialité, ils voient en lui un joueur supplémentaire susceptible de venir renforcer la cour des très grands, en un mot de chatouiller les Ducassou, et autres Larralde, Ospital et Guichendut…
C’est, en quelque sorte un bien joli cadeau d’anniversaire fait à Pau pour les 20 ans du complexe, que la présence du géant (1m89) de Navarre pour épauler Eneko Mais, autre international, et défier les deux tricolores retenus pour que la partie de gala soit un véritable France-Euskadi. Mais aussi un test grandeur nature pour Julen Mariluz, le champion du monde en titre des moins de 23 ans. L’enfant de Sare qui, plus jeune encore avait pour idole le cubain Agusti Walatary et qui marche sur les traces de son grand père et père, tous deux « manistes » postule lui aussi à une place dans le cercle des tous meilleurs…
G. Bouscarel
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