Jean Olharan de retour au pays

Jean Olharan est rentré des Etats-Unis, le teint halé mais pas bronzé, les traits tirés traces du décalage horaire contre le qul il lutte. C’est cette fois un retour définitif, il ne repartira pas contrairement aux deux fois où il a effectué un aller retour express, une fois pour la « Cesta de Nadaü » qu’il tenait à jouer absolument aux côtés de son ami David Minvielle, une autre fois pour remplacer le malheureux Barandika au « Winter séries » de Gernika. Sa victoire ce soir là, en Biscaye, qualifia Johan Sorozabal pour la finale, et ce fut un joli clin d’oeil du destin puisque le cadet des Soro, s’était blessé contre lui lors de la rencontre Europe-Amériques.
La triple couronne pourJohan Sorozabal
Pas sûr d’ailleurs que si c’était à refaire il le referait notre champion palois. « J’ai payé pour apprendre, ces voyages m’ont flingué deux semaines, tu y laisses du jus... » disait-il en retrouvant en ce début de mois de mars et les bureaux du club et son président.
C’est un simple constat qui n’a nullement affecté, en revanche, ses performances dans le jaï alaï du casino de Dania, performances plus qu’honorable puisqu’il termine second dans deux des catégories de la triple couronne que Johan Sorozabal s’est adjugé ce qui n’arrive pas tous les jours.
La triple couronne c’est trois classements, celui des « most win » (le plus de quiñiélas gagnées), celui du tête à tête (on joue aussi en double) et celui du tournoi qui réunit, fin décembre, les 16 meilleurs du plateau pour une compétition plus classique en manches avec quart demi et finale.
Jean Olharan dauphin
Pas question pour Jean Olharan de regretter quoi que ce soit, Johan Sorozabal qui était en « coloc » avec lui était bien le meilleur et de loin : « il a encore moins joué que moi puisque je joue 445 quiñiélas au total contre 352 pour lui, et il en gagne 9 de plus que moi, 97 contre 88. Il n’y avait pas photo.» Jusqu’au bout d’ailleurs le palois aura du cravacher pour priver les deux frères d’un doublé, Gorka l’aîné de la famille venant prendre la troisième place avec 81 quiñiélas remportées. Plus impressionnant encore aux yeux de Jean Olharan, le pourcentage de chance d’être dans les trois premiers de la quiñiéla de « Yoyo », « 60 % c’est énorme, j’étais moi même à 50 % ce qui est logiquement pas mal déjà. Second encore des tête à tête, le palois n ‘est donc pas mécontent de sa saison US.
Plus de paris en ligne
Tous ces chiffres et bien plus encore parce que tous les jours, en matinée et soirée, à l’exception des lundis et mercredis, les 9 quiñiélas quotidiennes font l’objet de paris, ce qui explique que les parieurs ont à leur disposition toutes les données qu’ils souhaitent, que les joueurs changent de numéros tous les jours. Ensuite il y a les parieurs du coin qui sont aussi des spectateurs, et puis ceux qui jouent en ligne, « c’est le cas de l’état du Connecticut où ça joue beaucoup par internet. »
Et à Dania, y-a-t-il foule au casino pour miser sur les puntistes ? Le mot n’est pas spécialement bien choisi puisque, déjà sa capacité en spectateurs se limite à 500 places, ensuite ce n’est pas tant le nombre de spectateurs que les sommes pariées qui intéresse les patrons du casino. Un exemple dont Jean Olharan se souvient : « le 30 janvier, il a fait si froid que les courses de chevaux et de lévriers ont été annulées, si bien que, pour parier, les gens n’ont eu que la punt. Il s’est joué ce soir là 73000 dollars.»
Il a neigé en Floride !!!
Si Dania, la grande banlieue de Miami, a le mérite de vouloir entretenir la tradition d’un sport qui a fait la fortune des générations précédentes et que cette somme record ferait sourire, l chemin sera long pour reconquérir le public qui dispose
désormais des machines à sous, les mêmes que celles qui ont précipité la chute de l’empire cesta punta.
Dès lors, quel intérêt de ce séjour de trois mois ? « Celui de jouer tous les jours » réplique Jean Olharan sans réfléchir. Et puis de profiter quelque peu du soleil de Floride? « Non même pas , je suis allé à la plage trois fois, en trois mois, il y a eu une vague de froid terrible, il a même neigé sur la Floride, du coup on était tous les jours au fronton »
On comprend mieux dès lors que Jean Olharan soit rentré le teint halé loin d’être bronzé… Et encore conclut-il « on a pu profiter de la dernière semaine où il a fait très beau et où la punta n’était plus la préoccupation essentielle, tous les jeux étaient faits. »
Gérard Bouscarel
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