"Jaï alaï league", mode d'emploi

Si vous êtres encore un peu hésitant à passer de la « summer league » à la jaï alaï league, si derrière les mots « Master » et « Slam » vous n’arrivez pas encore à mettre un vocabulaire précis, si vous ne saisissez pas encore parfaitement comment un classement « Summer league » s’établit en double dizaine de points pour son lauréat, et qu’en jaï alaï league le même premier soit « riche » de milliers de point, bref si en un mot vous n’êtes pas encore très à l’aise lorsque vous arrivez au fronton, cet article est fait pour vous.
La jaï alaï league c’est 25 tournois
Tout en haut de la pyramide, il y a donc la «Jaï alaï league », c’est une organisation privée qui confie à « Eraman » le soin de promouvoir la cesta punta à travers des tournois. Elle s’est attachée les services d’un manager général très au fait des choses de la pelote puisque c’est l’immense champion, jeune retraité des canchas, Iñaki Goïkoexea, « Goïko » pour tous les amoureux de ce jeu. Elle vient de signer un énorme contrat de partenariat sur 4ans avec la chaîne de télévision basque « EITB », contrat qui garantit la retransmission de toutes les finales se déroulant sur le territoire basque en Espagne.
Aujourd’hui la jaï alaï league chapeaute et fédère 25 tournois qui se répartissent ainsi : 8 Slam et 17 Masters.
La « Summer league » c’est la branche française
Les tournois français de St Jean de Luz, Biarritz et Pau se sont pour leur part associés de façon à garantir la qualité du plateau, sous l’appellation « Summer league » mais ils font partie de la « Jaï alaï league » tout en gardant chacun le nom de leur compétition, les Internationaux à Saint Jean de Luz, le gant d’or à Biarritz et la Pau cup à Pau. Récemment a rejoint l’organisation de la Jaï alaï league, l’épreuve américaine de Dania, en Floride la « Biscayne cup. »
Un tournoi se décompose généralement de « Masters » et de « Slam », les premiers servant de qualifications pour les seconds qui décerneront les titres. Les « slam » permettent donc au joueurs qualifiés (la moitié du plateau) de continuer à jouer, de briguer des titres, de marquer des points, et de gagner davantage d’argent, nous sommes en présence d’une ligue professionnelle.
« Master » et « Slam » qu’est-ce ?
Une commune, un club, une société souhaitant organiser une tournoi de cesta punta mais n’ayant pas les moyens, les dates,etc etc peut le faire en démarrant par un « Slam » avec huit joueurs tout simplement, c’est Markina par exemple.
Tandis que la « summer league » établit un classement commun aux trois frontons français qui débouche sur la constitution des paires pour les « slam », la Jaï alaï league collationne les résultats de tous les tournois. Elle va ainsi attribuer 2000 points à un vainqueur de « Slam » 1000 à un vainqueur de « Master », et jusqu’à 360 points pour une défaite en demi finale de « Master ».
Rien à voir avec les 4 points maximum qui récompensent les vainqueurs d’un « Master français » mais la finalité n’est pas non plus la même.
Le « Final four » ultime à Saint Sébastien
La « Jaï alaï league » a également signé un contrat de trois ans avec la ville de Saint Sébastien, Donosti pour les basques, pour qu’elle abrite le « final four » ultime. C’est donc dans le jaï alaï, Carmelo Balda, d’une capacité de 2100 places et datant de 1974 que sont désignés les deux meilleurs joueurs de la saison à l’issue du dernier tournoi de l’année.
Comment sont qualifiés les huit joueurs conviés à ce « final four » ? Chaque joueur n’ayant pas disputé le même nombre de tournois, « Slam » ou « Master », l’organisation prend en compte pour chacuin les 6 meilleurs « Slam » et les 8 meilleurs « Master ».
Des participations à revoir...
Le système est donc équitable, la compétition ne souffre donc d’aucune injustice, en fin presque pas. Car il est évident que plus le joueur joue et plus il a de chances de faire de bons résultats. Or à ce niveau il y aurait peut-être certaines règles, relatives à la participation des joueurs français à des tournois de l’autre côté de la frontière, à revoir. Clément Garcia, par exemple a-t-il joué une seule fois hors de France ? Pas que l’on sache, il ne marquera donc des points que sur les trois « Slam »de la « Summer league », ce n’est pas très logique !
Patience, la « Jaï alaï league » est une ligue jeune et elle a déjà pas mal parcouru de chemin, brisant de nombreux obstacles, elle sait très bien qu’elle ne gagnerait pas en se recroquevillant sur elle même, or la présentation aux médias, à Bilbao, de l’accord Eraman-EITB avait non seulement convié Frédéric Cadet pour représenter la « Summer league » mais aussi donné la nette impression de vouloir se développer…
G. Bouscarel
Découvrez notre boutique officielle
Équipez-vous avec nos articles officiels : maillots, sweats, pantalons, sacs et plus encore, pour soutenir votre équipe avec style !

