No items found.
En cliquant sur "Accepter", vous acceptez que des cookies soient stockés sur votre appareil afin d'améliorer la navigation sur le site, d'analyser l'utilisation du site et de nous aider dans nos efforts de marketing. Consulter les mentions légales pour plus d'informations.
Accueil
Actualités

Georges Alliez, c'était Monsieur Alliez

C’est une œuvre colossale que Georges Alliez, a laissé à sa descendance et notamment Jacky, son fils : 109 cahiers retraçant l’histoire, toute l’histoire, de la section pelote de la Section paloise. Il en a tiré un livre-hommage puis les a offerts aux archives de la communauté d’agglo. Elle s’ajoute à la liste de ce que cet homme a donné à son club, à la pelote, c’est à dire 60 ans de sa vie !
28.3.2026
Partager cet article

Je suis le texte qui sera copié

Georeges Alliez
Georeges Alliez

Ce sont des cahiers de collégiens, grands formats à spirales et gros carreaux. Des cahiers « Oxford » une référence en la matière, deux têtes de lion qui se font face en bas et à gauche des couvertures. Un rapport quelconque avec la célèbre université ? A priori non, c’est de fabrication française.

Ce sont beaucoup de cahiers.  C’est considérable. C’est une montagne de papiers. C’est l’histoire de la Section Paloise pelote. Toute l’histoire. Elle s’étale avec une précision d’orfèvre, elle défile en se penchant sur le moindre point dès lors qu’il est joué par un porteur du maillot « vert et blanc », elle s’arrête chaque fois sur le détail, le plus petit fait et  geste, elle ne survole rien mais explique tout.

Ce sont des cahiers qui s’épaississent à force de recevoir, recto verso, les coupures de presse, qu’elles développent un écho en quelques lignes  sur une colonne, ou qu’elles traitent un magazine grande photo et pleine page.

Une forêt de collages

En manque-t-il une seule  qui ait parlé pelote basque  et Section paloise?  On ne se risque pas  à prendre le pari du contraire. Se limitent-elles aux quotidiens de chez nous, Sud-Ouest  le régional avec son édition Béarn, la 12B,  la République et l’Eclair les journaux locaux tous deux des Pyrénées ? Pas du tout. « Mais où est-il allé le chercher celui-là ? Jacky Alliez, s’arrête, dans la forêt des collages compilés année après année, jour après jour, compétitions après compétitions, tous identifiés, tous référencés. Il a mis le doigt sur un article, sur l’exception qui confirme la règle…

Ce sont encore des cahiers, manuscrits, rédigés à la main. La presse ne peut pas tout dire des entrailles du club même si elle en dit beaucoup.

C’est de la calligraphie

C’est écrit d’une petite écriture, fine mais constante, régulière, presque   calligraphiée. Elle donne envie de la suivre là où elle va. C’est d’autant plus aisé  que l’auteur a lui même pris soin de numéroter les pages, en haut, en rouge et dans un cercle. Il a pensé à poser la table des matières, qu’il a préféré appeler  « les dates importantes »,  dès l’ouverture du cahier. Mieux il a référencé le nombre d’articles  attachés à tel ou tel sujet. Un exemple ? Le centième article de presse consacré à l’histoire de la construction du complexe de pelote et à ses méandres, c’est une interview de... Georges Alliez, titrée : « je n’y croyais plus ». Pour illustrer l’article une photo le représente aux côtés de Pampi Laduche !

La collection des collages relatifs au feuilleton du complexe dépassera le chiffre 200.

Un livre mémoire et hommage

Ce sont les cahiers de Georges Alliez, Monsieur Alliez. Ces cahiers sont les siens, Jacky en a hérité et a continué à les mettre à jour. Il y a également trouvé, son fils  matière à rédiger un livre sur la pelote paloise , « La pelote à Pau, du fronton des arènes au complexe du Cami Salié ». C’est un livre  mémoire, un livre hommage à son père, un livre qui n’aurait pas existé sans ces cahiers, c’est lui même qui l’écrit  avant toute autre chose. Il en profite aussi, en préambule, pour saluer Raymond Cazadebat, l’inépuisable secrétaire de la Section pelote, venu de Monassut  et Jean Lavigne du Cadet, « Jeannot », correspondant de presse, à Bénéjacq, ce sont deux vrais dévoués à la pelote qui ont prolongé et enrichi l’ouvrage de leur collection.

Un don aux archives de la ville

Ces cahiers, il  en existe 109! Et 109 cahiers, aussi riches soient-ils, ils ne traversent pas le temps sans souffrir quelque peu. Ils ont une valeur inestimable mais le temps, encore lui, la dévalue parce qu’il  en faut du temps pour les compulser, et le temps on en manque souvent. Et puis à l’heure de l’IA ou de la PS5  l’histoire, ce n’est plus tout à fait la première mode... Elle est pourtant belle l’histoire quand elle nourrit ceux qui refusent de la laisser s’éteindre.

Jacky Alliez aurait pu les laisser dans un placard où la poussière aurait été, à force de vieillir, leur nouvelle compagne. Il lui aurait aussi fallu un grand placard dans une maison qui en comptait beaucoup, il lui aurait fallu, plus simplement, les faire « disparaître » et son père méritait mieux.

Alors, il en a fait don aux archives de la communauté d’agglomération paloise, dont le bâtiment, entre la Sernam et la gare, voisine de l’Ousse et du circuit automobile, possède un phare qui vous éclaire pour les trouver  c’est cette l’immense cheminée de briques rouges qui monte dans le ciel plus haut que tout le reste.

Un premier rendez-vous et c’est l’amour

Georges Alliez a laissé là, par délégation, désormais encartonnées avec précaution, codées pour identification rapide, des pages et des pages  de pelote « verte et blanche » mais pas seulement, de tout ce qui avait trait à ce sport qu’il a chéri quand bien même ne lui a-t-il pas dévolu tout son amour, en gardant aussi quelques pincées pour le rugby. Il l’a pratiqué, à la Section évidemment mais avec l’Olympique Ossalois aussi, lui qui enseignait à l’école d’Aste Béon, au pied de la montagne.

Où donc Georges Alliez, le « père Alliez » puisque l’expression, était une marque d’affection au label Section paloise déclaré, où donc oui, où donc la pelote a-t-elle donné son premier rendez-vous à cet homme pour le séduire de la sorte,  le prendre dans ses bras pour ne plus jamais le lâcher, l’envoûter presque, l’étreindre si fort qu’il joua, créa une école de chistéra, enseigna, éduqua, forma, dirigea, et trouva encore le temps d’écrire, beaucoup écrire. Le tout à sa façon à lui, c’est à dire, sans formation spécifique, sans brevet d’état ni tronc commun, sans enfiler de survêtement, en gardant le complet veston et les chaussures de ville. Parfois même en grillant une cigarette. Sans tout ça oui, mais avec une énergie, une foi, une pédagogie sidérantes. Il était chez lui dans ce Stadium de la gare qu’il ne se résolvait pas à voir disparaître. Faire tomber ce monument de pierre, c’était comme l’exproprier, lui voler son bien, démolir sa seconde maison.

60 ans dédiés à la pelote

La réponse, elle se trouve du côté de St Cricq, ce lycée où Monsieur Pouey fut en 1932 l’un des premiers professeurs d’éducation physique. Il était féru de pelote. Et il fit du lycéen Georges Alliez un passionné de pelote. Au point de lui consacrer 60 ans de sa vie à tous les étages de l’édifice, le club, la ligue, la fédération, à tous les niveaux de responsabilités. C’est pourquoi l’histoire des 109 livres, pour aussi belle qu’elle soit n’est que la partie visible de l’iceberg Alliez, l’anecdote d’une carrière qui propulsa nombre de ses « écoliers » du jeudi puis du mercredi, sur les sommets de la hiérarchie. D’entre tous, Georges Alliez eut ses coups de cœur naturellement. Christian Loustaudine et Gérard Pierrou en font partie. Avec Laporte ils sont champions de France minimes puis cadets en 1965, 1967, 1968. Ils le sont en 1970 chez les juniors avec P. Arçanuthurry, et puis chez les séniors en 72 avec Pierre Badets.  Mais le coup de coeur suprême pour  George Alliez, ça restait le Stadium.  

Georges pemier, le nom d’une dynastie

A défaut de ne pas être tout à fait en phase avec son temps, il savait bien l’enseignant muté en 1954 d’Aste Béon à Pau pour y  partager sa carrière entre les écoles Stanislas Lavigne (1954-61) et Bosquet (1961-74) il savait  que le temps irait plus vite que lui. Et quand, dans le centième article consacré à l’histoire du complexe, et l’on sait qu’elle le fut complexe, Georges Alliez, déclare,  « je n’y croyais plus » il dit entre les lignes  en réalité toute sa hâte, de découvrir le chef d’œuvre dont on vient juste de poser la première pierre. C’est qu’il a tracé un tel sillon, qu’il a mis tant de passion et de patience au service des gamins, qu’il a traité les « moins bons » davantage que les « très bons », puisque c’était une question de besoins, il a tant et tant fait en 60 ans de pelote, sans jamais rien demandé en échange, surtout pas les honneurs,  que chez les Alliez il n’y avait pas d’autres options que de prioriser la pelote. Jacky, Arnaud, Laurent, Julen, vous serez  pelotaris au nom du père, du grand-père, de l’arrière grand-père… Puisque vous êtes des « Alliez » et que ce nom là c’est le tout premier d’ une dynastie.

Gérard Bouscarel    

     

   

Sur nos photos : 

Georges Alliez à travers les saisons qu’il a traversé, ce n’est qu’un bref résumé.

1967 : A Guéthary avec les cadets en demi finale.

1986 : A Cambo, les poussins de la Section sont champions de France.

1988 : Chez lui avec ses petits enfants Arnaud et Laurent

1992 : Sur les marches du palais des festivals à Cannes avec l’école de pelote.

1997: Au Stadium avec les minimes champions de France.

1998 : Les petits ont bien grandi déjà !

2001 : Avec l’équipe de grand chistera  juniors.

2003 : La pose de la première pierre du complexe avec son fils Jacky, Pampi Laduche et Gérard Pierrou.

2006 : Sur la grande fresque lui rendant hommage il veille sur trois générations d’Alliez ! (photos archives personnelles de la famille)

No items found.
No items found.

Découvrez notre boutique officielle

Équipez-vous avec nos articles officiels : maillots, sweats, pantalons, sacs et plus encore, pour soutenir votre équipe avec style !