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Gérard Pierrou, de retour d'Argentine, le sourire malgré tout

La délégation de la Section paloise que conduisait son président Gérard Pierrou est rentrée d’Argentine et si elle partage la déception du bilan sportif qui rejette les tricolores au cinquième rang mondial, elle a ramené aussi quelques belles raisons de sourire…
29.10.2026
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Le petit groupe palois au chute d'Iguacu
Le petit groupe palois au chute d'Iguacu

Gérard Pierrou n’est pas le « supporter » de l’équipe de France le plus déçu qui soit rentré d’Argentine, le plus heureux non plus puisque sous sa casquette de président de club  il est quelque peu affecté par le bilan des tricolores que pas grand monde avait vu se prendre les pieds dans le tapis de la sorte.C’est que non seulement la France est éjectée du podium sur lequel elle était très fidèlement invitée, mais elle n’est même plus sur la marche du dessous,  il y en a encore une autre à descendre pour arriver au 5ème rang mondial, le sien désormais !

L’avènement d’Euskadi  d’une part, l’Argentine portée par un public mais aussi tout un peuple d’autre part, le Mexique enfin ayant fait du frontball, dont c’était une première aussi, son domaine réservé, voilà  autant d’éléments qui ont contribué  à redistribuer les cartes. De là à nous priver de tous les atouts  ou presque il y a une marge que pas grand monde n’avait vu se présenter. « Les argentins ont franchi un palier et devant leur public ils sont difficiles à battre, j’ai assisté à l’une de leur rencontre de poule à baline, ils ont battu le Pérou, mais c’est le public qui a battu ces malheureux péruviens » se souvient Gérard Pierrou qui a lui aussi été victime de ce si « caliente » public. Il avait acheté pour lui et pour les quatre autres membres de la délégation de la Section  les billets pour la journée, pensant en bon organisateur qu’il est, lui aussi souvent, qu’il n’y aurait pas de problème puisqu’il avait eu droit à un joli coup de tampon « oro »sur le poignet…

Un trinquet bondé, un dernier ferry à 20h !

Mais c’était un or dévalué puisqu’à leur arrivée au trinquet, il était d’ores et déjà bondé  des 3 à 400 spectateurs,  grand maximum,  qu’il était susceptible d’accueillir… Encore heureux  un écran géant à l’extérieur permettait de suivre les rencontres mais « debout à 60 euros les places, ça fait un peu cher » note le président palois. Il ne décernera d’ailleurs pas la médaille d’or à l’organisation  en général car il n’a pas été gâté non plus à Colonia, la ville uruguayenne qui abritait la compétition de cesta punta. « Le jaï était magnifique comme peut l’être un bâtiment refait à neuf, et il était plus en adéquation avec un championnat du monde que pouvait l’être les murs à gauche et le trinquet » Oui mais là  c’est la programmation  qui n’était pas synchro avec les horaires du ferry  effectuant la traversée de « la mar del plata » entre Colonia et Buenos Aires… « Le jour de la finale  entre Euskadi  et les USA, nous avons dû partir à l’issue de la première manche, c’est que la dernière traversée partait à 20 heures »

Quatre palois, quatre médailles

Des péripéties qui passent d’autant moins bien que les performances  de vos favoris ne sont pas au rendez-vous et que la communication n’étant pas non plus le point fort, Gérard Pierrou  président de la Section paloise n’a pas assisté à la finale de Jean Olharan joueur de la Section paloise… Non, ne riez pas ce n’est pas un poisson d’avril à la sud américaine. L’information selon laquelle Jean Olharan blessé ne jouerait pas contre Erkiaga ayant été officielle ou presque, son président est donc resté suivre les parties de main nue…Le reste de la « petite » troupe qui avait préféré  aller  voir la baline ayant eut lui la bonne info assista bel et bien à la finale du palois…

Si malgré tout, Gérard Pierrou rentre avec le sourire de Buenos Aires, c’est qu’il n’est pas le plus mal loti des présidents, ses quatre joueurs sélectionnés rentrant chacun avec une médaille et, quand bien même  n’est-elle pas en or, ça reste une médaille mondiale, elle est d’argent pour Jean Olharan et puis de bronze pour Marie Laugié, Damien Bécàas et Lucas Hourçourigaray. De même Romane Mercadier et Benoît Chatelier  sont-ils eux aussi « bronzés » et une part de cette médaille revient à la Section, la joueuse de punta s’y entraînant toute l’année, le joueur de paleta et de corta disputant le championnat de France sous ses couleurs.

2028, le mondial espoir confirmé

C’est surtout pour les deux joueurs de cuir que le métal n’est pas celui qu’on attendait, toujours au coude à coude avec l’Espagne  jusque là, à deux doigts de faire pencher la balance de leur côté, ils n’ont pas franchi à Buenos Aires le cap des demi finales. « C’est la preuve qu’on a pris du retard  mais il n’y a pas que là, on perd aussi le xaré qui était une spécialité française de toujours, on perd aussi le deux contre deux à la main nue ce qui n’était pas dans les standards... Il va falloir se poser des questions pour 2030 » constate encore Gérard Pierrou.

2030 c’est à Bilbao que la planète pelote a rendez-vous et si l’on va un peu plus loin, en 2034 ce sera le tour de la France d’abriter le mondial et Xavier Cazaubon, qui a été réélu à la tête de la Fédération internationale lors de l’assemblée générale tenue à Buenos Aires a bel et bien confirmé au président palois la prise en compte de la candidature de Pau.

Le Mexique au « Master de main nue  

Enfin, avec dans les valises de Gérard Pierrou de Joelle Cazenave, d’Eric Lou Poueyou, de Marie France Gosselin et Serge Guitaud, les merveilleux souvenirs d’escapades, entre autres,  aux chutes d’Iguacu, au quartier de la Boca où bat le cœur d’une autre Argentine, au marché de San Telmo, au club des basques de Buenos Aires, la délégation de la Section revient avec la certitude que le championnat du monde 2028 des moins de 22 ans en trinquet se tiendra dans le complexe de Pau.

Et puis, plus près de nous encore, le « Master international » de main nue qui se prépare avec deux demi finales à Oloron et Lacq, et une grande finale à Pau , le 27 mai,  prend davantage de volume avec les venues des champions du monde Iker Espinal et Luis Sanchez mais aussi de deux jeunes mexicains annoncés comme de futurs très grands de la spécialité. Il s’agit de deux frères de 18 et 22 ans que la fédération a autorisé à venir  poursuivre leur prometteuse carrière en France sous l’égide d’Esku Pilota. « Il n’est pas dit que l’on ne vive pas une histoire qui ressemblerait à celle que vécut  Waltary, le cubain, à son époque… »

Une belle histoire en somme  qui, naissant à Buenos Aires, contrasterait avec la morosité des résultats de la délégation française au mondial argentin de 2026…

Gérard Bouscarel

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