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Ch. Loustaudine: "mon père c'était mon exemple"

A l'heure où le 18 avril, très exactement, la Section s'apprête à célebrer comme il se doit les 20 ans du complexe de plelote et à proposer un programme si ecclectique qu'il devrait plaire à tout le monde puisqu'on y multipliera les plaisirs, oui à l'heure de faire la fête, nous nous n'oublierons pas les anciens, ceux qui ont tracé le sillon, et permis d'avoir un avenir. C'est pour leur rendre hommage et puis aussi parce que nous avons un devoir de mémoire que nous avons choisi de repartir à la découverte de Charles Loustaudine puis de Georges Alliez.
9.4.2026
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Champions de France cadets en 1967, Pierrou , Loustaudine, Laporte, sont honorés par une haie de prestige, Louisou Gomez, Gérard Forgues, Jean Louis Tinaud, le préfet, Ch. Loustaudine et Georges Alliez.
Champions de France cadets en 1967, Pierrou , Loustaudine, Laporte, sont honorés par une haie de prestige, Louisou Gomez, Gérard Forgues, Jean Louis Tinaud, le préfet, Ch. Loustaudine et Georges Alliez.

Champion de France de rugby, multiple champion de France de grand gant, Charlot Loustaudine, dit « bikini » a laissé une trace indélébile à la Section Paloise. La pelote s’apprête à honorer ses anciens pour les 20 ans de son complexe, Alors Christian Loustaudine, des souvenirs plein les yeux qui brillent un tantinet, copie Pagnol et récite à sa manière « la gloire de mon père »

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Il a joué avec son père et « jouer avec son père c’est quelque chose ». Il pense avoir réaliser son rêve en l’emmenant voir un France-Angleterre à Twickenham et il en est fier. Il a été puni une seule fois, « mais une bonne, qui n’a pas eu besoin d’une autre... ». Il s’est nourri de sa rigueur qu’elle soit humaine, sportive, où même « qu’ elle respecte un simple morceau de pain ». Il l’a vu battre les plus grands, quand bien même il n’était pas, du haut de son mètre quatre vingt, un colosse mais « il disposait d’une force au dessus du commun pour frapper la pelote ».  Il l’a suivi, comme on suit un guide, tant dans sa vie d’homme, de couple, de sportif, jusque que « dans sa deuxième vie » puisqu’il eut le malheur de perdre son épouse trop vite. Il était gamin sur le bord des canchas quand l’été venu, la famille s’installait sur la côte et des noms sont gravés à jamais, Bichendaritz, Jean Urruty, Hirigoyen, et tant d’autres, ceux venus d’Espagne. Il se rappelle même qu’on lui avait dit, « si ton fils veut jouer à punta, il faut qu’il joue de la droite » et il en devint un gaucher contrarié...  

Ce gros bouquet de partages

Oui, il a partagé tous ces épisodes là avec son père, Christian Loustaudine, et il aurait pu en conter bien  d’autres encore, sans jamais trébucher dans l’énoncé, sans jamais hésiter sur rien,  simplement calé dans son fauteuil, le regard un peu vers vous mais beaucoup plus souvent droit devant lui, face aux Pyrénées, loin, là où est Charlot peut-être. Mais une fois mis bout à bout  ce gros bouquet  de partages, ficelé puis enrubanné il ne porte qu’ un nom un seul, l’admiration.

Christian Loustaudine, le patron de l’omnisports à la Section paloise n’est pas d’une grande sensibilité  apparente du moins, sa silhouette dit tout de sa droiture, il a la peau tannée par les combats maintes fois livrés pour mettre son corps au service de son sport, jamais l’inverse. Il a le verbe franc, la parole sans fard. L’entreprendre sur Charlot, ou « bikini » ce n’est pas lui fendre le cœur,  mais c’est tout de même ouvrir une brèche dans la cuirasse. « Mon père », dit-il  mais ce sera, aussi, souvent « papa »,  « oui  c’était un exemple pour moi.»

A deux pas du « Stadium de la gare »

Ce n’est pas séquence émotion, non, ce n’est pas le genre quand on vient comme les Loustaudine, d’un milieu où rien n’était gratuit, où tout avait un prix, le prix de la sueur et du dur labeur. « Mon père il a d’abord été boucher, il travaillait de 5 heures du matin jusqu’à 14 heures, de là il enfourchait sa moto, le chistéra bien accroché derrière, et il partait jouer sur la côte basque. La partie terminée il était de retour vers minuit, et il recommençait le lendemain à 5h.» Quelles sont donc les racines de la pelote qui ont poussé si fort qu’elles aient conduit Charles Loustaudine à de telles folies ? La réponse est d’une banalité confondante, « son père, Jean Baptiste travaillait chez Heid, et habitait place de la Monnaie, c’est à dire à deux pas du fronton, le feu « Stadium de la gare. »

Peu de choses font parfois de grandes choses

Le destin tient parfois à bien peu de choses. Mais peu de choses peuvent en engendrer de très grandes. Ainsi Charles Loustaudine,  qui arrêta de manier le gant à 55 ans, qui pédalait encore à 85 ans, ce père qui « s’obstinait à ne pas dépendre de quiconque pour quoi que ce soit » fut, après guerre, un seigneur des canchas qui ne se contentait pas de remporter des titres mais préférait les collectionner, chez les juniors comme chez les séniors. « Il était pourtant revenu marqué d’Allemagne où il avait été envoyé dans les camps de jeunesse et d’où il s’évada » se souvient Christian. Si le souvenir est si vivace, c’est que Charlot est de cette race trempée et à part. Qu’il marque les esprits pour de bon, comme lorsqu’il rumine sa revanche contre Hirigoyen. C’est un bon joueur, et un beau gosse aussi, il a pour épouse Maria Candido, star de la chanson. Il a non seulement battu Charlot et ses fidèles équipiers, Marmouyet et Hourçourigaray, mais encore a-t-il bien « vendu » son succès chez les chroniqueurs... !  Aïe, Aïe, Aïe, le voyage retour se paie au prix fort, Charlot frappe encore plus fort que d’ordinaire, le planchot rougit, la foule est en apesanteur, pensez, 24-0, c’est du jamais vu, sans doute aucun.

« Bikini, oui mais comme l’île de la bombe »

C’est un fait d’armes qui dit tout du gagneur qu’était « papa », et si gagneur c’est proche de râleur, ça l’est aussi de seigneur. « Oui, les gens venaient voir jouer Loustaudine, c’est sur son nom que bien des frontons ont grandi. » C’est sûr, quand le surnom efface le nom, c’est que vous êtes entrés dans une autre dimension, celle où vous ne vous appartenez plus tout à fait. « Bikini » surnommait-on  mal ce grand chasseur des cîmes traquant l’izard ou le renard. Pas si mal que ça en réalité, il suffit de savoir que « Bikini », est  cet îlot des Caraïbes où les USA firent leurs premiers essais de bombes atomiques d’après guerre,  avant d’être le mini maillot de bain qui fit fureur à l’époque et tant rire aujourd’hui !

« Papa c’était une bombe » résume Christian avec le sens de la formule. C’est encore d’une formule qu’il fait de son père, « un gros sectionniste », plus « vert et blanc » qu’il l’est lui même, on a du mal à imaginer.

L’amour de la Section

Et pourtant, passé professionnel après avoir fait le plein de couronnes nationales de 1946 à 1948 et une finale en 49, « il n’a jamais, ni pris ni demandé le moindre argent quand il revenait jouer au Stadium, il s’en serait voulu. C’était sa façon à lui de témoigner son attachement à son club, il en parlait jusqu’à la maison. »

Charlot-Christian, Christian-Charlot, le père et le fils, le fils et le père. Ils  ont avancé sur le même sillon, développé les mêmes vertus et la même attache. Le mimétisme, l’exemplarité a tout de même subi un accroc. A l’heure du choix, entre la pelote et le rugby, l’aîné a tranché en faveur de la toute petite pelote de cuir, quand le cadet a donné sa préférence à la belle balle ovale...  

C’est Pagnol qui écrivait...

Mais ils ne furent jamais loin pour autant ces compétiteurs nés, et quand vint le crépuscule de la carrière de Charlot quand celle de Christian voyait le jour se lever,  il le fit jouer le jeunot de 16, 17 ans, lui mais aussi Jacky Alliez, Bernard Casty, Gérard Pierrou des noms qui ont marqué et marquent encore l’histoire de la Section paloise. Cette Section paloise qu’au sortir de la guerre,  mit sur les chemins de la gloire, un bikini, cette Section paloise qui aujourd’hui, en cette année anniversaire, se fait une joie de dire gloire aux anciens. Charles Loustaudine (1921-2011) en serait leur porte drapeau. Pour tant de valeurs promenées d’abord, transmises ensuite.

Marcel Pagnol, dans le premier tome de son roman, « la gloire de mon père » écrit:  « J'avais surpris mon cher surhomme en flagrant délit d'humanité: je sentis que je l'en aimais davantage. Alors, je chantai la farandole, et je me mis à danser au soleil.»

Gérard Bouscarel

Sur nos photos de gauche à droite

*Charles Loustaudine souriant.

*Le geste &était parfait et puissant.

*Charles et Christian, "jouer avec son père c'est quelque chose".

*Le béret à remplacé le gant et pour cause père et fils sont devant Westminster avant d'aller à Twickenham voir un Angleterre -France."Je crois que l'ai accompli l'un de se rêves".

*L'équipe de Loustaudine: n'est-ce pas la plus belle des reconnaissances. "Loustaudine conduire la bal avec le brio et la furia qui font de lui le meilleur avant gauche" écrivait Bota dans cet article de présentation.

*Christian Loustaudine dans son bureau de l'omnisport au Hameau: mon père c'était mon exemple.

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